Un travailleur du chantier du CHUM atteint de légionellose

La Direction régionale de santé publique de Montréal... (Photo Martin Tremblay, Archives La Presse)

Agrandir

La Direction régionale de santé publique de Montréal a visité le chantier du CHUM pour découvrir d'éventuelles sources d'exposition à la bactérie Legionella, mais rien n'a été trouvé.

Photo Martin Tremblay, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Quatre cas de travailleurs craignant d'avoir contracté la légionellose ont été enregistrés dans la région de Montréal depuis lundi. Un seul d'entre eux a toutefois bel et bien été atteint par la maladie.

Ce premier cas s'est manifesté lundi. Un examen a permis d'établir un diagnostic de légionellose chez un travailleur du chantier du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM). Il n'a toutefois pas été infecté sur le chantier.

Une évaluation a été menée par les autorités de santé publique, qui ont « investigué les différents milieux où cette personne aurait pu être exposée (domicile, milieu de soins, loisir, voyage, travail, etc.) » à la bactérie Legionella, a écrit la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal dans un communiqué publié hier après-midi.

Une visite a été faite sur le chantier du CHUM pour découvrir d'éventuelles sources d'exposition à la bactérie.

« [Cette visite] n'a pas permis d'identifier une telle source d'exposition dans le cadre de son travail. C'est pourquoi la DRSP de Montréal considère que l'employeur peut reprendre ses activités normales », a déclaré la Direction régionale de santé publique.

La DRSP de Montréal a également « procédé à l'analyse des résultats de conformité et de dépassement des normes dans les tours de refroidissement situées près du chantier du nouveau CHUM ». Une des tours présentait un niveau élevé de bactéries et a dû être décontaminée sur-le-champ. « Il n'est toutefois pas possible d'établir un lien entre la maladie du travailleur et cette tour. Comme dans tous les cas de dépassement des normes qui surviennent dans les tours de refroidissement, la Régie du bâtiment du Québec et la DRSP suivent la situation de près jusqu'au retour à la conformité », écrit la DRSP dans son communiqué.

Précautions prises

L'employé atteint de légionellose travaillait au deuxième sous-sol de l'édifice qui accueillera le futur centre ambulatoire du CHUM. « Le périmètre a été fermé depuis lundi de manière préventive, explique le directeur des communications du consortium Construction Santé Montréal, Stéphane Mailhot. Tout reprendra demain. Nous rencontrerons les travailleurs pour leur expliquer la situation. »

Des tests d'échantillonnage d'eau ont également été menés à différents endroits du chantier du CHUM et les résultats seront connus d'ici deux semaines.

Depuis lundi, deux autres cas de travailleurs du CHUM craignant d'avoir contracté la légionellose ont été recensés. Il s'agit toutefois de deux cas de pneumonie, explique M. Mailhot.

Fausse alerte à Longueuil

Un col bleu de la Ville de Longueuil a aussi présenté des symptômes qui ont fait croire qu'il aurait pu contracter la légionellose au complexe sportif Olympia, fermé depuis lundi. Les résultats des examens ont finalement démontré que l'employé, qui veille à l'entretien de la patinoire et de la piscine du complexe, souffre plutôt d'une bronchite. La Ville de Longueuil a tout de même décidé de faire des tests dans le système de refroidissement du complexe sportif afin de détecter la présence éventuelle de la bactérie.

En 2012, près de 170 personnes avaient contracté la légionellose à Québec à cause d'une tour de ventilation contaminée. Quatorze personnes étaient mortes. Les symptômes de la légionellose sont notamment la fièvre, la toux, les douleurs musculaires et les maux de tête.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer