Un chien pour repérer la bactérie C. difficile à l'hôpital

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Angus est un épagneul Springer anglais âgé de deux ans qui peut trouver la C. difficile dans des pièces où la bactérie pourrait passer inaperçue.

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Tamsyn Burgmann
La Presse Canadienne
VANCOUVER

Un hôpital de Vancouver emploie un chien renifleur pour dépister la bactérie C. difficile dans l'établissement.

Angus est un épagneul Springer anglais âgé de deux ans qui peut trouver la C. difficile dans des pièces où la bactérie pourrait passer inaperçue. Le personnel de l'hôpital peut alors éliminer la bactérie en se servant d'un robot qui nettoie les spores bactériennes avec un désinfectant.

«Il est extrêmement persévérant, très indépendant et rien ne l'arrête», a lancé la propriétaire, Teresa Zurberg, à propos de son chien, alors qu'elle faisait la démonstration des prouesses olfactives de son animal.

L'éleveuse certifiée de chiens détecteurs de drogue ou d'explosifs a elle-même vu la mort de près après avoir été victime d'une infection, il y a trois ans. Elle avait alors eu l'idée, avec son mari, de dresser un chien renifleur qui aiderait les hôpitaux à se prémunir contre la bactérie.

Mme Zurberg a contracté la C. difficile après avoir reçu un traitement aux antibiotiques pour une importante blessure à la jambe. Commençant à être malade, elle a été transférée à l'hôpital, où elle a perdu neuf kilogrammes en cinq jours. Elle a ensuite été malade pendant plusieurs mois.

Son mari, Markus Zurberg, qui travaille comme coordinateur en sécurité des patients à la régie de la santé Vancouver Coastal, avait lu un article en ligne racontant l'histoire d'un chien, à Amsterdam, qui parvenait à renifler la bactérie dévastatrice et repérer ses foyers d'infection.

«Je lui ai dit »Si ça a une odeur, je peux entraîner un chien à la repérer«», s'est rappelée la propriétaire d'Angus.

Angus a été formé par sa maîtresse pendant environ 18 mois. La bête commencera maintenant à travailler à l'Hôpital général de Vancouver, qui avait déjà recours à des robots qui désinfectent les salles notamment au moyen de lumière ultraviolette.

«Nous allons maintenant utiliser Angus pour nous aider à détecter les emplacements (précis), a expliqué la directrice médicale en matière de contrôle des infections à la régie de la santé Vancouver Coastal, Elizabeth Bryce. Ensuite, nous pourrons effectuer un nettoyage supplémentaire et utiliser la lumière ultraviolette à des endroits un peu plus stratégiques.»

Angus commencera par renifler les endroits où peu d'éléments sont susceptibles de le distraire. Il ira donc, dans un premier temps, dans les chambres inoccupées, dans les salles médicales et dans les corridors, a énuméré Elizabeth Bryce.

Selon les informations de la régie de la santé Vancouver Coastal, les hôpitaux de la région traitent annuellement environ 700 cas d'infection au C. difficile. Environ 30 pour cent des personnes infectées attrapent la bactérie à l'extérieur d'un centre de soins de santé.

La C. difficile s'attaque aux personnes dont le système immunitaire est affaibli par la prise d'antibiotiques. C'est le facteur le plus commun de propagation de la diarrhée dans les hôpitaux.

Les complications les plus sévères peuvent engendrer le besoin, chez le patient, d'une opération au colon, ou, pire, entraîner la mort.

La bactérie résiste à de nombreux produits nettoyants et peut rester dans l'air pendant une longue période de temps.

Angus n'est pas à l'abri, de, lui aussi, la contracter, mais le risque est minime selon Mme Zurberg. Elle a précisé que son chien était examiné régulièrement par un vétérinaire.

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