Médecin sanctionné pour avoir giflé et injurié une patiente

L'urgentologue Luc-Philippe Lacroix, qui pratique depuis 25 ans à l'hôpital de... (Photothèque La Presse)

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L'urgentologue Luc-Philippe Lacroix, qui pratique depuis 25 ans à l'hôpital de Gatineau, vient d'être reconnu coupable par le Conseil de discipline du Collège des médecins d'avoir agressé physiquement et verbalement une patiente suicidaire et porteuse du VIH et de l'hépatite C.

Le 31 janvier 2015, une patiente, bien connue des services de santé  et de services sociaux, s'est présentée aux urgences de l'hôpital de Gatineau. La dame souffre de problèmes de santé mentale, est porteuse du VIH, de l'hépatite C et présente un profil de consommatrice de drogue et d'alcool.

Ce jour-là, elle dit se sentir suicidaire, avoir bu une bouteille de vodka et avoir avalé toute sa médication d'un seul coup une heure avant de venir à l'hôpital. La patiente perd conscience dans la salle d'attente et est amenée dans une chambre d'une aire réservée aux patients instables.

Au bout d'un moment, la patiente va voir l'infirmier de garde et lui demande de sortir. Essuyant un refus, la dame « sort une poignée de pilules de sa poche de pantalon qu'elle avale devant lui », est-il écrit dans la décision du Conseil de discipline.

Échauffourée

Le Dr Lacroix arrive alors sur place et lance un appel pour l'intervention des agents de sécurité. Avec l'infirmier, il ramène la patiente dans sa chambre et tente de la calmer, mais la patiente « est très agressive ». La dame doit être assise de force sur une civière. Elle cherche à mordre et à reprendre des pilules dans les poches de pantalon.

Durant l'intervention, le Dr Lacroix a tiré la patiente par les cheveux, lui a « donné une forte tape au niveau du thorax et l'a giflée après qu'elle lui ait craché au visage ».

L'urgentologue a aussi injurié la patiente. Les mots exacts utilisés par le Dr Lacroix varient selon les témoins, mais s'apparentent à des termes comme « chienne » ou « salope ».

Le Dr Lacroix a aussi menacé la patiente « sur le fait qu'elle n'aurait plus besoin de souhaiter mettre fin à sa vie et qu'elle irait en prison s'il était par sa faute infecté de l'hépatite ou du VIH », est-il écrit dans la décision.

Après l'incident, le Dr Lacroix est allé voir l'infirmier en disant regretter le déroulement de l'intervention.

Le Dr Lacroix plaidait non coupable. Mais le Conseil de discipline a retenu la version des surveillants et condamne le Dr Lacroix. La sentence de ce dernier sera connue prochainement.

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