Trop de délais pour obtenir des rapports en français au CUSM, dit le PQ

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Le député Maka Kotto invite quant à lui les patients et les médecins témoins d'irrégularités au CUSM à se plaindre, notamment à l'Office québécois de la langue française ou auprès de leurs élus.

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La porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé, Diane Lamarre, rapporte ce matin qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir des informations et des rapports médicaux en français au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

« Les délais s'amplifient. Un médecin a fait une demande de traduction d'un test de résonance magnétique et le délai a été de sept mois avant d'obtenir l'information », déplore Mme Lamarre.

En avril, La Presse rapportait que des médecins constataient l'usage grandissant de l'anglais dans les rapports médicaux au CUSM.

Pour Mme Lamarre, la situation est loin de s'améliorer. « Ça peut causer préjudice à certains patients si les délais sont très longs, dit-elle. (...) On parle beaucoup de la notion de patient partenaire. Mais comment voulez-vous que les patients contribuent à leur plan de soins de santé s'ils ne sont pas capables de comprendre les résultats des examens qu'ils ont passés ? »

Impact des coupes

Mme Lamarre craint que les nouvelles compressions en santé ne menacent le service de traduction au CUSM. L'établissement, qui a présenté un déficit de 40 millions de dollars l'an dernier, doit cette année absorber des compressions de 11,7 millions.

« Dans ce contexte, on pourrait être tenté de penser que le service de traduction est superflu alors qu'il s'agit d'un service essentiel », dit la députée.

Mme Lamarre ajoute que les réunions du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CUSM se font en anglais. « C'est un précédent. Il faut agir rapidement pour corriger cette façon de faire », dit-elle.

Le député Maka Kotto invite quant à lui les patients et les médecins témoins d'irrégularités à se plaindre, notamment à l'Office québécois de la langue française ou auprès de leurs élus. « La passivité n'aide pas la protection de cette langue », dit-il.

M. Kotto reconnait toutefois que la Charte québécoise de la langue française prévoit que les médecins ont le droit de rédiger leurs rapports médicaux en anglais ou en français. Mais à partir du moment où un patient ou un collègue médecin demande d'obtenir le rapport en français, le médecin est dans l'obligation de lui fournir la traduction, et ce, sans frais. Ces rapports doivent être fournis rapidement, selon Mme Lamarre, au risque de menacer la santé des patients.

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