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Plusieurs hôpitaux en région redoutent une pénurie de médecins aux urgences

À la fin du mois d'avril, Québec a... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, archives LA PRESSE)

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À la fin du mois d'avril, Québec a lancé une directive obligeant les nouveaux médecins de famille à prendre en charge 500 patients en cabinet à leur première année de pratique pour avoir le droit de travailler à l'hôpital.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, archives LA PRESSE

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Une nouvelle directive du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) fait craindre une pénurie de médecins aux urgences dans certaines régions. Une réunion pour régler la situation se tiendra aujourd'hui entre la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et Québec.

À la fin du mois d'avril, Québec a lancé une directive obligeant les nouveaux médecins de famille à prendre en charge 500 patients en cabinet à leur première année de pratique pour avoir le droit de travailler à l'hôpital. L'objectif étant d'augmenter la prise en charge de patients et de diminuer de 20 % la présence des médecins de famille à l'hôpital.

Au cours des derniers jours, la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) a reçu une centaine de plaintes de jeunes médecins voyant ainsi leur plan de carrière chamboulé.

La Dre Frédérique Roy avait par exemple signé un contrat pour travailler à temps plein dès cette semaine aux urgences de l'hôpital de Sept-Îles. « J'ai déménagé ici pour travailler aux urgences. Je n'ai pas de problème avec la prise en charge de patients. Mais avoir su avant que cette nouvelle règle serait imposée, je serais restée à Montréal, où j'avais commencé à prendre des patients pendant ma résidence », dit la Dre Roy.

Le CISSS de la Côte-Nord n'a pas voulu commenter la situation. « Même si une région a des besoins aux urgences, les nouveaux médecins ne peuvent pas y aider », déplore le Dr Christopher Lemieux, secrétaire de la FMRQ.

« Dans certaines régions, la prise en charge de patients est bonne. Ce sont plutôt les urgences qui sont à découvert et on doit avoir recours à des médecins dépanneurs pour combler les services, ce qui est très coûteux », ajoute le porte-parole de la FMOQ, Jean-Pierre Dion, qui critique l'application « mur à mur » de la nouvelle directive de Québec.

PANIQUE EN RÉGION

Dans une lettre obtenue par La Presse, des médecins du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-Centre-du-Québec affirment que « de sérieux problèmes de couverture aux urgences » sont déjà enregistrés dans certains hôpitaux.

Le directeur des services professionnels du CIUSSS, le Dr Christian Vinette, assure que les urgences ne vivront pas de problèmes de ruptures de services en raison de la nouvelle directive de Québec. « Nous avons eu confirmation à la fin de la semaine passée que nous aurons des recrues. Nous n'anticipons pas de retombées négatives », affirme-t-il.

Porte-parole du Regroupement des omnipraticiens pour une médecine engagée (ROME), le Dr Simon-Pierre Landry prévoit au contraire que les urgences de plusieurs hôpitaux de régions, dont Lachute, risquent de subir des problèmes de couverture aux urgences dans les prochains mois. « Le système n'est pas axé sur les besoins locaux. Le risque est réel. Et on le dénonce depuis longtemps », dit-il.

Le Dr Landry dénonce cette « centralisation à outrance ». « C'est soviétique comme façon de faire. Comment connaître les réalités et les subtilités de chaque région ? », demande le médecin, qui croit que le Québec devrait imiter le reste du Canada et confier aux hôpitaux l'ouverture de postes.

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