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Résidences privées : les préposés aux bénéficiaires réclament 15 $ l'heure

Selon le Syndicat québécois des employées et employés... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Selon le Syndicat québécois des employées et employés de service, la moyenne des salaires des préposés aux bénéficiaires se situe aux alentours de 12,50 $ de l'heure.

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

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Magdaline Boutros
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Quelque 4000 employés d'une cinquantaine de résidences privées pour personnes âgées du Québec unissent leurs voix à celles de milliers de travailleurs qui revendiquent une hausse du salaire minimum à 15 $ de l'heure.

Des manifestations éclairs se sont d'ailleurs tenues devant les résidences privées de la province, vendredi.

Au même moment, des rassemblements similaires avaient lieu à la grandeur du pays dans le cadre d'une journée nationale de mobilisation rassemblant des travailleurs de divers horizons.

En moyenne, les préposés aux bénéficiaires sont payés 12,50 $ de l'heure.

Un «salaire de misère» à la «limite de l'indécence», dénonce le Syndicat québécois des employées et employés de service, affilié à la FTQ.

«Compte tenu du travail qu'ils font... ils prennent soin quotidiennement avec amour, ils lavent, habillent, nourrissent les personnes âgées, nos pères, nos mères, nos grands-parents qui ont contribué à bâtir le Québec... à 12,50 $ de l'heure on trouve ça épouvantable, indécent comme salaire», s'indigne le président syndical Richard Belhumeur.

Parmi ces travailleurs de résidences privées se trouvent majoritairement des préposés aux bénéficiaires, mais également des employés des services ménager et alimentaire ainsi que des infirmières. Plus de 80 pour cent des employés sont des femmes.

«Elles ont pris leur temps de dîner pour dénoncer leurs piètres conditions de travail et démontrer à leurs employeurs leur grande mobilisation», explique M. Belhumeur.

Les conventions collectives dans l'ensemble des établissements sont échues depuis plusieurs mois. Un processus de conciliation a d'ailleurs été entamé avec plusieurs propriétaires, indique le syndicat.

Les syndiqués sont appelés à s'exprimer ces jours-ci sur une escalade des moyens de pression qui pourrait déboucher sur une grève au mois de mai.

Des équipes s'affairent déjà à préparer les services essentiels, prévient M. Belhumeur.

Ces revendications s'imbriquent à l'intérieur d'un mouvement plus large de revendications pour une hausse du salaire minimum à 15 $ de l'heure. Cette campagne prend de l'ampleur au Canada et a connu des succès politiques aux États-Unis.

Les gouverneurs des États de New York et de Californie ont ratifié, il y a quelques semaines, des lois qui prévoient un gonflement graduel du salaire minimum pour atteindre 15 $ de l'heure.

Au Canada, des rassemblements se sont tenus d'un bout à l'autre du pays, vendredi, pour faire fléchir les gouvernements et les grandes entreprises.

À Montréal, plusieurs organisations communautaires et syndicales s'étaient donné rendez-vous à 17h devant le métro Jean-Talon pour tenir un grand rassemblement suivi d'une marche dans le quartier La Petite Patrie.

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