Cliniques sans médecins: les infirmières en colère

Ouverte en 2014, la clinique SABSA de Québec... (PHOTO LE SOLEIL)

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Ouverte en 2014, la clinique SABSA de Québec est un exemple de clinique opérée par des infirmières praticiennes spécialisées.

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Les infirmières déplorent que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, refuse de financer les cliniques de superinfirmières, comme la clinique SABSA de Québec.

Hier, à la suite de la publication d'une étude de l'Institut économique de Montréal réclamant la multiplication de ces cliniques au Québec, le ministre Barrette a répété son appui aux infirmières praticiennes spécialisées, tout en précisant vouloir les voir travailler dans le réseau de la santé, notamment au sein des Groupes de médecine familiale (GMF).

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a été choquée d'entendre le ministre dire que les infirmières veulent créer un «réseau parallèle». «On nage en plein délire. C'est Gaétan Barrette qui crée un réseau parallèle, un réseau privé qui ne sert qu'à enrichir ses amis médecins-entrepreneurs et c'est lui qui saigne les CLSC en enlevant les ressources des CLSC au bénéfice des GMF. Le ministre de la Santé veut salir la FIQ parce qu'il n'accepte pas que les propositions que nous avons faites soient plus efficaces, coûtent moins cher et soient plus accessibles pour les patients. Il ne les accepte pas parce qu'elles ne concordent pas avec sa vision médicalo-centriste des soins de première ligne», affirme la première vice-présidente de la FIQ, Line Larocque.

L'Ordre des infirmières réclame le financement

Lancée en 2014, la clinique SABSA de Québec a été financée pendant deux ans par la Fondation de la FIQ. L'établissement suit aujourd'hui 1500 patients, dont plusieurs vulnérables. La clinique se cherche aujourd'hui du financement pour survivre.

Pour l'Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ), Québec doit accepter de financer cette initiative qui a fait ses preuves. «Ne pas le faire, c'est abandonner ces patients à leur sort», affirme la présidente de l'OIIQ, Lucie Tremblay. Celle-ci explique que si la clinique SABSA ferme, les 1500 patients qui y sont suivis n'auront d'autres choix que d'aller à l'urgence pour recevoir des soins. 

«La population a besoin de cette clinique. Le ministre doit accepter de financer ce projet», plaide Mme Tremblay.

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