Projets hospitaliers: des plans précis exigés pour les projets en PPP

Le projet du Centre universitaire de santé McGill... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le projet du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), tout comme son pendant francophone, le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), a été mené en partenariat public-privé.

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S'il doit y avoir de nouveaux projets hospitaliers menés en partenariat public-privé (PPP) au Québec, le ministre de la Santé Gaétan Barrette soutient que des plans précis seront exigés à la signature du contrat. Il n'est donc plus question, selon lui, que le gouvernement se contente des grandes lignes d'un concept comme ce fut le cas pour les projets du CUSM et du CHUM.

« Je n'hésiterais pas à refaire quelque chose en PPP, mais avec un point d'entrée plus détaillé. [...] Je veux une case départ qui soit beaucoup plus précise pour que, justement, l'entrepreneur ne puisse pas dire, à la fin, que ceci n'était pas prévu et qu'on lui doit tant d'argent », a affirmé à La Presse M. Barrette.

Cette analyse du ministre n'est pas étrangère à la poursuite de 330 millions déposée hier par le Groupe infrastructure santé McGill (GISM) contre le gouvernement et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) pour la construction du nouveau complexe hospitalier. Le GISM (formé des firmes SNC-Lavalin et Innisfree) réclame un dédommagement pour des travaux qu'il juge supplémentaires en regard du contrat de 1,3 milliard signé avec le gouvernement.

Le ministre de la Santé n'est ni surpris ni « impressionné » du geste du GISM, compte tenu de l'allure des négociations depuis novembre 2014 pour trouver un terrain d'entente concernant les contingences. Mais il se montre tranchant face à la réclamation du partenaire privé. « Je ne dépenserai pas une cenne de plus que ce qui est justifié. Et si ça coûte 5 millions de frais d'avocats pour sauver 300 millions, eh bien on va aller régler ça en cour », a-t-il tranché lors d'un entretien téléphonique.

À ses yeux, il est clair que dans la formule du PPP, « le risque est sur les épaules de l'entrepreneur ». « Manifestement, c'est comme si l'entrepreneur avait parié et perdu. Et là, ça devrait être nous qui devrions compenser. Ce n'est pas comme ça que ça marche », a souligné le ministre.

Le projet du CUSM, tout comme son pendant francophone, le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), a été mené en PPP, ce qui impliquait que la conception (plans) et la construction se sont chevauchées tout au long du chantier. La méthode a fait en sorte qu'il y a eu des ajustements de façon continuelle.

Du côté du CHUM, des pourparlers sont en cours avec le partenaire privé qui réclame lui aussi un dédommagement. « C'est le même genre de situation », a reconnu le ministre Barrette.

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