Fermeture du pavillon Sainte-Marie : colère chez les familles

Le pavillon Sainte-Marie, à Saint-Jérôme, héberge 70 résidants présentant... (PHOTO GOOGLE STREET)

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Le pavillon Sainte-Marie, à Saint-Jérôme, héberge 70 résidants présentant une déficience intellectuelle, un trouble grave du comportement ou un handicap physique.

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Les familles de plusieurs des 70 résidants hébergés au pavillon Sainte-Marie à Saint-Jérôme, un établissement privé conventionné propriété du Groupe Champlain qui fermera ses portes le 15 avril, critiquent la fermeture précipitée de la résidence.

La semaine dernière, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides a annoncé la fermeture du pavillon, jugé désuet. Les résidants, présentant une déficience intellectuelle, un trouble grave du comportement ou un handicap physique, seront relogés dans des ressources intermédiaires du territoire. Les cas les plus lourds iront dans une aile de l'hôpital de Rivière-Rouge.

La soeur de Marc Leblanc habite depuis 16 ans au pavillon Sainte-Marie. Présentant des symptômes d'autisme, elle ne parle pas et s'automutile de façon sévère. « Pour elle, un déménagement sera très difficile », dit M. Leblanc.

Deux options de résidences ont été offertes à la soeur de M. Leblanc. « La première est une auberge datant de 1926 qui n'est pas encore adaptée. Et la deuxième est une ressource encore en construction... Rien n'est prêt. On dirait que tout se fait dans la précipitation », dénonce-t-il.

« Les familles sont sous le choc. Nous aussi. Tout va très vite », ajoute la présidente du syndicat du pavillon Sainte-Marie (SQEES-FTQ), Sylvie Chartrand.

Projet abandonné

En 2013, un projet de rénovation de 38 millions avait été déposé à Québec pour le pavillon Sainte-Marie. « Pourquoi a-t-on abandonné ce projet? », demande Mme Chartrand.

Au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), on confirme qu'une étude de faisabilité a été menée en 2013, mais que le projet a été abandonné ensuite. « Le milieu de vie actuel ne correspond plus aux standards sur l'intégration, la participation sociale et l'autodétermination des personnes. C'est pourquoi des milieux mieux adaptés à leurs besoins ont été identifiés », explique la porte-parole, Caroline Gingras.

Ancien directeur des services professionnels du pavillon Sainte-Marie, Yvon L'Abbé a écrit une lettre ouverte pour dénoncer la fermeture. Selon lui, les gestionnaires du CISSS ont fait preuve dans ce dossier d'un « manque flagrant de transparence ». « La vraie question : cette démarche répond-elle réellement aux besoins des usagers ou aux impératifs d'un système qui préconise l'austérité? », demande-t-il.

130 emplois perdus

Actuellement, 130 employés travaillent au pavillon Sainte-Marie. Les 77 employés permanents seront replacés dans le réseau. Mais pour 53 autres travailleurs, l'avenir est moins certain.

« Nous favoriserons leur candidature. Nous avons bon espoir de pouvoir les intégrer éventuellement dans l'organisation », affirme Mme Sabourin.

Vendredi, le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, participera à un rassemblement devant le pavillon Sainte-Marie pour dénoncer la fermeture.

Présidente directrice générale du Groupe Champlain, Christine Lessard affirme que son entreprise « était consciente que le Pavillon Sainte-Marie ne répondait plus aux besoins de la clientèle actuelle ». « Il n'y a même pas de chambre privée. On ne pouvait pas prolonger indûment cette situation, dit-elle. Pour nous, l'important, c'est que la transition de passe bien. »

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