Chirurgies dans les cliniques privées: le profit ne pourra excéder 10%

À compter du mois de mai, des patients... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

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À compter du mois de mai, des patients du réseau public nécessitant une chirurgie d'un jour seront réorientés vers trois cliniques privées, aux frais de l'État.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, va aider trois cliniques médicales privées à faire plus de profits. Mais le profit encaissé par les cliniques privées qui participeront au projet-pilote du ministre ne pourra pas excéder 10 % de la facture.

C'est la précision apportée jeudi, en Chambre, par le ministre de la Santé, à propos du projet-pilote devant mener à une réforme du financement des hôpitaux.

Questionné la veille à ce sujet, le ministre Barrette n'avait pas voulu répondre. Puis, il avait déclaré que c'était une question «à négocier» avec les administrateurs de ces cliniques.

Québec a donné un mandat à trois cliniques privées, toutes situées dans la région de Montréal (la clinique de chirurgie Dix30, le Centre de chirurgie RocklandMD et le Groupe Opmédic). Ce mandat consiste à déterminer le coût réel d'une chirurgie, en déterminant le coût «optimal» d'une intervention chirurgicale, devant servir de référence au réseau public.

Elles auront 4 millions de dollars par année à se partager, entre mai 2016 et décembre 2018.

À terme, Québec veut passer d'un financement historique, donc renouvelé et bonifié automatiquement d'une année à l'autre, à un «financement à l'acte» basé sur la quantité de soins réellement prodigués aux patients.

À compter du mois de mai, des patients du réseau public nécessitant une chirurgie d'un jour seront donc réorientés vers ces cliniques privées, aux frais de l'État.

Le ministre Barrette a fait valoir jeudi qu'au bout du compte «des économies substantielles», soit des centaines de millions de dollars par année, seraient réalisées dans le réseau public, quand le changement de mode de financement des hôpitaux sera complété, dans quelques années.

«On ne pourrait pas demander à des partenaires de travailler à perte, évidemment», a indiqué le ministre jeudi matin, en Chambre, quand il a été questionné à propos de l'intérêt de ces cliniques à participer à ce projet.

Il a ensuite convenu que les services bientôt rendus dans ces cliniques devaient générer pour elles une marge de profit.

Quant à savoir s'il «y aura potentiellement une marge de profit? La réponse est oui, et cette marge ne pourra en aucune circonstance excéder 10 %», a-t-il assuré.

L'opposition péquiste est d'avis que le ministre se sert de ce projet-pilote pour favoriser l'expansion du secteur privé dans le réseau de la santé, ce que le ministre nie.

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