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Querelle interne entre des comités d'usagers et le regroupement provincial

Une vingtaine de comités d'usagers de la province estiment que le regroupement... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

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Une vingtaine de comités d'usagers de la province estiment que le regroupement qui les représente défend mal les droits des patients.

Les comités dissidents déplorent notamment que le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) ait offert son appui aux controversés projets de loi 10 et 20 en santé, adoptés au cours des derniers mois.« Le RPCU a été le seul organisme à appuyer le projet de loi 10. Pourtant, cette position ne reflétait pas du tout ce que l'on entendait sur le terrain ! », déplore Jean Henrichon, président du comité des usagers du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Sud de Lanaudière.

« C'est comme si le RPCU se fait le porte-parole du ministre de la Santé sur plusieurs enjeux », dénonce à son tour Pierre Laurence, du comité des usagers du CSSS Lucille-Teasdale.

Les contestataires estiment que le RPCU, qui représente plus de 600 comités des usagers et de résidents de la province, ne consulte pas suffisamment ses membres et n'assure pas convenablement la défense des usagers du réseau de la santé.

« Le RPCU ne se prononce presque pas sur les frais accessoires. Ne critique pas le manque d'investissement en soins à domicile... On ne comprend pas ce qui se passe », affirme M. Henrichon.

« Il me semble que c'est le rôle du RPCU de dénoncer ces situations », ajoute M. Laurence.

Incompréhension de leur mission

Le directeur général du RPCU, Pierre Blain, croit que les comités des usagers dissidents ne « comprennent pas bien leur mission » qui est de « défendre les droits des usagers au sein de leur établissement ».

M. Blain assure que le RPCU est « contre les frais accessoires » et ne se gêne pas pour le dire. Il ajoute que la position du RPCU sur le projet de loi 10 a dû être produite très rapidement. « J'ai toujours dit que j'étais pour l'abolition des agences de santé. Nous avons donc appuyé le projet. Mais si vous lisez notre mémoire, vous remarquerez qu'il s'y trouve également plusieurs critiques très virulentes », affirme M. Blain.

Quant au projet de loi 20, M. Blain estime qu'il ne concerne pas les comités des usagers puisque ses mesures toucheront principalement la pratique des médecins en cabinet privé.

« C'est sain d'être contesté. On travaille à améliorer notre processus de consultation. Mais il faut comprendre quelle est la mission des comités des usagers : évaluer la qualité des services dans leur établissement », martèle M. Blain.

M. Laurence rejette cette position. « La mission du RPCU est de défendre et protéger les droits des usagers. Pourquoi ce ne serait pas son mandat de dénoncer les situations qui touchent les usagers ? C'est inacceptable de ne pas le faire ! », dit-il.

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