Aucun lien entre antidépresseurs et autisme, selon une étude américaine

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Les chercheurs de l'Hôpital général du Massachusetts écrivent dans le journal Translational Psychiatry que l'incidence accrue d'autisme ou de TDAH notée par d'autres études est probablement attribuable à la sévérité de la dépression de la mère.

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La Presse Canadienne

La prise d'antidépresseurs pendant la grossesse n'augmenterait en rien le risque d'autisme, de problèmes similaires ou de trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), selon une nouvelle étude réalisée par des chercheurs américains.

Ces conclusions semblent contredire une étude précédente de la professeure Anick Bérard, de l'Université de Montréal et du CHU Sainte-Justine. Cette étude, publiée en décembre dans JAMA Pediatrics, avait déterminé que la prise d'antidépresseurs pendant la grossesse rehaussait de 87% le risque d'autisme.

Les chercheurs de l'Hôpital général du Massachusetts écrivent dans le journal Translational Psychiatry que l'incidence accrue d'autisme ou de TDAH notée par d'autres études est probablement attribuable à la sévérité de la dépression de la mère - un facteur de risque bien connu pour les problèmes neuropsychiatriques.

Les scientifiques américains ont noté une incidence accrue d'autisme et de TDAH chez les enfants nés de mères qui avaient pris des antidépresseurs avant leur grossesse, mais aucune augmentation chez ceux nés de mères qui en ont pris pendant leur grossesse.

Ils ont aussi noté que les enfants nés de mères traitées en psychothérapie avant leur grossesse étaient nettement plus à risque de souffrir d'un des deux problèmes, ce qui semble renforcer le lien avec la dépression maternelle.

Une autre étude de la professeure Bérard, publiée par le British Journal of Clinical Pharmacology, prévient toutefois que la prise d'un antidépresseur - la paroxétine - pendant le premier trimestre de la grossesse peut augmenter le risque de malformations congénitales ou cardiaques.

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