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Couillard admet que l'argent versé en trop aux médecins n'est pas récupérable

Philippe Couillard... (Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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Philippe Couillard

Adrian Wyld, La Presse Canadienne

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
PARIS

Philippe Couillard admet que l'argent versé en trop aux médecins - un montant qui frise le demi-milliard de dollars - ne sera pas récupérable.

Comme les sommes ont été déboursées pour des services donnés aux patients, on ne peut pas «défaire» ces services pour rembourser le contribuable, a avancé le premier ministre québécois lors d'un point de presse en marge de la conférence de Paris, dimanche.

Dans son rapport déposé vendredi, la vérificatrice générale du Québec Guylaine Leclerc a soutenu que Québec avait perdu le contrôle des coûts reliés à la rémunération des médecins, parce qu'il a sous-évalué la facture de leurs honoraires. Résultat: un total de 416,7 millions de dollars de plus a été versé aux omnipraticiens et médecins spécialistes.

Cet argent-là restera dans les poches des médecins. M. Couillard note toutefois que le ministre de la Santé Gaétan Barrette se penche sur les façons de rectifier le tir, afin que la situation ne se répète pas dans les prochaines années.

«On va essayer de rétablir ce qui est possible pour l'avenir. Ce qui est déjà engagé, si c'était dépensé de façon artificielle, on pourrait en discuter, mais chaque dollar a été lié à un service rendu à un patient», a expliqué M. Couillard.

En 2010, les augmentations salariales consenties par Québec s'élevaient à 25 % sur huit ans.

CPE

Dans son point de presse, M. Couillard a également commenté les coupes de 120 millions de dollars supplémentaires que son gouvernement envisage imposer aux réseaux des garderies subventionnées. Selon lui, il est «caricatural» de prétendre que ces coupes auront un impact sur les services aux enfants ou la qualité de la nourriture offerte.

«Il n'y a absolument aucune justification de couper soit dans la nourriture soit dans les services. La seule chose qu'on demande au réseau public, que ce soit l'éducation ou la santé, c'est de prendre les meilleurs exemples, d'offrir les meilleurs services possibles au meilleur coût possible, et d'essayer de voir si on peut les étendre au reste des réseaux», a-t-il rétorqué.

Le gouvernement libéral veut que l'ensemble des garderies prenne exemple sur le «tiers performant».

Certains CPE seront-ils pénalisés? «Ceux qui vont moins bien gérer, peut-être. Mais c'est leur rôle de gérer aussi bien et même mieux que leurs voisins et d'avoir une saine émulation et construire des objectifs ensemble», a soutenu M. Couillard.

Ces nouvelles compressions s'ajoutent aux coupes de 174 millions de dollars imposées lors des deux dernières années.

Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées craignent désormais pour la survie du réseau. Ils avancent que des mises à pied seront inévitables, dans un tel contexte.

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