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Réformes en santé: les patients veulent un moratoire sur les compressions

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Projet de loi 10, projet de loi 20, compressions en santé publique et dans d'autres secteurs... Depuis un an, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a opéré des changements majeurs dans le réseau. L'Alliance des patients pour la santé estime que ces réformes nuisent grandement aux patients et qu'il est temps que ça cesse.

«Le système de santé n'appartient pas au ministre, mais à la population», a déclaré ce matin le président de l'Alliance, Jérôme Di Giovanni.

Pour l'avocat spécialisé dans les droits des patients, Me Jean-Pierre Ménard, «le gouvernement trompe la population» en disant que les réformes n'ont pas d'impact sur les patients. «On dit que les lois vont améliorer l'accès. Mais rien dans les lois ne vient garantir ça», dit-il.

Pour l'Alliance, plusieurs situations inquiétantes touchent actuellement le réseau de la santé et des changements s'imposent. L'Alliance exige notamment un moratoire sur toutes les compressions dans le réseau de la santé.

Un comité de patients

Il y a un an lors de l'adoption du projet de loi 10 de réforme du réseau de la santé, l'Alliance réclamait la création d'un Comité national de patients. Demande réitérée aujourd'hui. «On fait des réformes supposément pour nous. Mais personne ne nous demande notre avis. On doit être consulté et participer aux décisions», estime Dominique Sigouin, membre du comité patients et survivants de la Coalition Priorité Cancer.

L'adoption il y a deux semaines du projet de loi 20 qui vise notamment à améliorer l'accès aux médecins et qui encadre les frais accessoires, choque aussi l'Alliance.

«Ce qui est fait avec les frais accessoires porte atteinte au régime de soins public et universel», affirme M. Di Giovanni.

Me Paul Brunet du Conseil de la protection des malades juge quant à lui que le projet de loi 20 est «méprisant». «Des centaines de milliers de patients n'auront plus accès aux soins, car ils ne pourront plus le payer. Aucune étude d'impact n'a été faite à ce sujet», déplore Me Brunet.

Me Jean-Pierre Ménard, estime que les projets de loi 10 et 20 sont «pitoyables». Il dit être «sollicité de tous côtés» afin de tenter de stopper ces réformes de façon judiciaire.

«Pour la première fois depuis les années 70, le gouvernement écarté le principe d'avoir accès aux soins sans égard avec la capacité de payer du patient. C'est un énorme recul social qui a été fait sans réel débat public», dénonce Me Ménard, qui joint sa voix à l'Alliance pour réclamer la création d'un comité national des patients pour contrer les pouvoirs du ministre de la Santé.

«On ne coupe pas seulement dans l'administratif présentement, mais aussi dans les services à la population. Il faut que ça cesse (...) Où sont les gains pour les patients?», demande Me Ménard.

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