Institut de cardiologie: traiter le coeur, aider le cerveau

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Une équipe de l'Institut de cardiologie de Montréal dirigera une étude clinique majeure qui pourrait diminuer de 25 % le risque de démence chez les jeunes patients souffrant de fibrillation auriculaire.

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Sophie Allard
La Presse

Une équipe de l'Institut de cardiologie de Montréal dirigera une étude clinique majeure, BRAIN-AF, qui pourrait diminuer de 25% le risque de démence chez les jeunes patients souffrant de fibrillation auriculaire. Une première mondiale. On veut traiter le coeur tout en aidant le cerveau, annonce-t-on.

0,4 %

La fibrillation auriculaire est le trouble du rythme cardiaque le plus commun dans le monde, affectant de 0,4 à 1 % de la population. « Cette population est en nette augmentation », indique la cardiologue Lena Rivard, directrice de l'étude. Le projet est mené avec 4 partenaires, dont le Réseau canadien de recherche en prévention des AVC.

47,5 millions

La démence touche 47,5 millions de personnes dans le monde, selon l'OMS. « Plusieurs études observationnelles, de moindre qualité, montrent qu'il y a un lien entre la fibrillation auriculaire, le déclin cognitif et la démence. Le lien est plus fort chez les gens plus jeunes. Mais aucune étude randomisée n'a été réalisée à ce jour auprès des jeunes. C'est un territoire vierge », dit la Dre Rivard.

40 % 

À ce jour, l'indication est de prescrire des anticoagulants aux gens atteints de fibrillation auriculaire s'ils ont 65 ans ou plus, ou s'ils présentent un facteur de risque. Jusqu'à 40 % des personnes atteintes sont plus jeunes. Ces gens ont des micro-embolies cérébrales qui pourraient être dommageables à long terme. « Faut-il démarrer les traitements plus tôt pour prévenir les dommages silencieux et permettre de ralentir le déclin cognitif ? Notre étude, peu importe les résultats, pourra guider les actions cliniques », explique la Dre Rivard. 

6000

C'est le nombre de patients, âgés de 30 à 60 ans, qui participeront à l'étude dans 50 endroits partout au Canada et, dans un deuxième temps, dans des centres internationaux en Europe et en Australie.

2021

Au cours d'une étude randomisée, certains d'entre eux recevront quotidiennement 15 mg de rivaroxaban. Les patients seront suivis de 3 à 5 ans et seront soumis à des tests cognitifs annuels. Les résultats seront connus en 2021.

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