Résidences pour parents d'enfants malades: un projet compromis

Plus de 50% des enfants qui subissent une... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Plus de 50% des enfants qui subissent une intervention chirurgicale à l'Hôpital de Montréal pour enfants proviennent de l'extérieur de Montréal.

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Un projet de résidences devant accueillir les parents d'enfants malades soignés à l'Hôpital de Montréal pour enfants est menacé. Un registre permettant à la population locale de réclamer un référendum sur le changement de zonage nécessaire au projet est ouvert aujourd'hui dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce. Si 16 citoyens le signent, les résidences pourraient ne jamais voir le jour.

«Des enfants de tout le Québec viennent se faire soigner ici. Il faut que les gens réalisent qu'en allant signer ce registre, c'est toute la population qui paye», affirme la présidente de la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, Marie-Josée Gariépy.

Mais selon Alex Barta, qui habite le secteur, l'arrivée du projet, qui comprend également une épicerie et une résidence pour personnes âgées, serait au contraire catastrophique. «Déjà, la congestion routière est très pénible dans le secteur. Avec ce projet, ce serait encore pire», dit-il.

Des patients de partout au Québec

Plus de 50% des enfants qui subissent une intervention chirurgicale à l'Hôpital de Montréal pour enfants, maintenant situé sur le site de la cour Glen, à côté du nouveau Centre universitaire de santé McGill (CUSM), proviennent de l'extérieur de Montréal. Chaque année, des dizaines de parents sont hébergés aux frais de la Fondation dans des hôtels de la métropole pour pouvoir être près de leur enfant malade. Ces séjours représentent des dépenses de 250 000$ par année.

Le seul terrain vacant à proximité du nouveau CUSM se trouve à l'intersection de Sainte-Catherine et De Maisonneuve et appartient à Provigo. L'entreprise souhaite y construire un bâtiment de 36 mètres de hauteur comprenant une épicerie, deux étages de stationnement souterrain et une résidence pour personnes âgées. Un étage serait aussi offert gratuitement à la Fondation, qui y installerait ses bureaux et les 10 chambres pour parents d'enfants malades.

Le zonage actuel ne permet toutefois que la construction d'un immeuble de bureaux de 30 mètres et de certains commerces, mais pas d'une épicerie.

Même si des études ont conclu que la circulation ne serait pas accentuée avec la venue d'une épicerie, des résidants n'y croient pas. «On peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres», estime M. Barta.

En octobre, le conseil d'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce a voté en faveur du projet. Aujourd'hui, les résidants de 31 adresses du secteur pourront signer un registre demandant un référendum sur le changement de zonage.

En attendant, Provigo planche sur un autre projet. «Si le zonage est refusé, on pourrait construire 10 étages de cliniques médicales et certains commerces au rez-de-chaussée. Ce projet respecterait le zonage actuel. Mais je crois que cela aurait plus d'impact sur la circulation que le projet d'épicerie», note le directeur principal immobilier chez Provigo, Jean-Philippe Robin.

Parce que le montage financier de ce projet n'est pas le même que celui comportant une épicerie, Provigo ne pourrait alors pas offrir gratuitement de locaux à la Fondation.

Désespérée, Mme Gariépy fait appel à la générosité des citoyens. «Le projet touche des parents de tout le Québec. Il faut en tenir compte», dit-elle.

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