• Accueil > 
  • Actualités > 
  • Santé 
  • > La recherche d'un donneur de rein facilitée pour les patients hyperimmunisés 

La recherche d'un donneur de rein facilitée pour les patients hyperimmunisés

Depuis son lancement, le PPHI a permis la... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

Agrandir

Depuis son lancement, le PPHI a permis la réalisation de 111 greffes de reins à travers le pays. La possibilité d'étendre son action à d'autres organes greffés est envisagée.

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Helen Branswell
La Presse Canadienne
TORONTO

Un nouveau programme national destiné à faciliter la recherche de donneurs de rein décédés pour les patients à haut risque de rejet a été lancé vendredi à Winnipeg par la Société canadienne du sang, en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux.

Le Programme des patients hyperimmunisés (PPHI) s'adresse à ceux qui présentent des niveaux élevés d'anticorps sensibilisants, et dont le système immunitaire rejette fréquemment les greffons, à moins que ceux-ci proviennent d'un donneur extrêmement compatible. L'objectif du PPHI est d'augmenter les possibilités de trouver un tel donneur.

Les patients hyperimmunisés représentent environ 20% des Canadiens en d'attente d'une greffe de rein. Historiquement, ils comptent toutefois pour moins d'un pour cent des greffés.

La majorité des patients hyperimmunisés sont des femmes, car elles produisent des anticorps particuliers pendant la grossesse. Selon le docteur Peter Nickelson, directeur médical de Transplant Manitoba, après une grossesse, les femmes ont 10% de chances de devenir hyperimmunisées. Le taux grimpe à 30% après trois grossesses.

Il est également possible de développer une hyperimmunisation à la suite d'une greffe d'organe ou même d'une transfusion sanguine.

Avec le PPHI, les recherches pour un organe extrêmement compatible pourront dépasser la province de résidence du patient et s'étendre à tout le Canada. Le tout a été rendu possible par une standardisation nationale des méthodes de tests en laboratoire et des systèmes informatiques destinés à partager l'information d'une province à l'autre.

Le programme a débuté de manière préliminaire en octobre 2013 - entre autres au Manitoba, où réside son premier bénéficiaire -, avant de réunir l'ensemble des provinces et des territoires du pays en novembre 2014.

«Lorsqu'on nous a confié le développement de services nationaux de don et de transplantation d'organes et de tissus en 2008, le Canada était le seul pays développé à ne pas avoir de système national coordonné en la matière», a mentionné vendredi Leah Hollins, présidente du conseil d'administration de la Société canadienne du sang.

Depuis son lancement, le PPHI a permis la réalisation de 111 greffes de reins à travers le pays. La possibilité d'étendre son action à d'autres organes greffés est envisagée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer