Les électrochocs décriés lors d'un rassemblement à Montréal

Le recours aux électrochocs continue d'être une source d'inquiétude pour... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le recours aux électrochocs continue d'être une source d'inquiétude pour certains Québécois.

Un rassemblement visant à dénoncer cette méthode servant entre autres à traiter la dépression grave a, d'ailleurs, été prévu à Montréal, samedi.

C'est le comité Pare-Chocs qui en est l'instigateur.

Son porte-parole, Ghislain Goulet, est convaincu que cette initiative est nécessaire car «la question [...] n'est vraiment pas réglée et que les gens du ministère de la Santé et des Services sociaux ne s'en préoccupent pas du tout».

M. Goulet s'explique mal ce qu'il perçoit comme étant de l'inertie de la part des autorités puisque son organisation a colligé, selon ses dires, «des chiffres assez hallucinants» et ce, surtout dans le Centre-du-Québec.

Il soutient qu'en 2014, 1232 séances d'électrochocs ont été recensées dans deux établissements hospitaliers de cette région.

Lorsqu'il se fait demander ce qui peut bien être à l'origine d'une utilisation aussi poussée de cette technique controversée, Ghislain Goulet invoque l'indifférence quasiment généralisée par rapport à cet enjeu.

«Il n'y a personne qui travaille là-dessus et qui a décrété que ça ne devait pas exister. C'est souvent laissé à l'oubli en fait [...] Le comité n'a pas réussi encore à rencontrer le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette. On lui a écrit il y maintenant un an. On a seulement reçu un accusé de réception. On n'a jamais eu de réponse à la lettre qu'on lui a envoyée », déplore-t-il.

Bien que leurs voix tardent à être entendues, les membres du regroupement de M. Goulet n'entendent pas jeter l'éponge pour autant.

«On continue de demander l'abolition des électrochocs même si, comme le traitement, on est un petit peu ignoré, marginalisé», mentionne Ghislain Goulet.

Il réalise, cependant, que la partie est loin d'être gagnée d'avance pour une raison fort simple.

«Les gens qui subissent des électrochocs ne sont pas nombreux. Personne n'a besoin de leur appui politique. Dans le fond, aux yeux de plusieurs, leur sort ne change pas grand-chose dans la vie», résume-t-il.

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