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Rapport de l'Institut de la santé publique: mise en garde sur l'industrie pétrolière

Dans un rapport publié hier, l'INSPQ souligne que... (PHOTO MATTHEW BROWN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Dans un rapport publié hier, l'INSPQ souligne que les fluides utilisés dans les forages pétroliers peuvent contaminer les eaux souterraines, créant du coup un risque pour la santé humaine.

PHOTO MATTHEW BROWN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

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(QUÉBEC) L'Institut national de santé publique (INSPQ) lance un avertissement au moment où Québec étudie le développement possible de l'industrie pétrolière. Cette activité industrielle pourrait nuire à la santé des populations situées près des lieux d'extraction, et les effets sont encore mal connus.

Dans un rapport rendu public hier, l'Institut national de santé publique (INSPQ) prévient que le développement de la filière des hydrocarbures peut porter atteinte à la santé des Québécois qui résident près des lieux de forage.

Le document met en relief le peu de recherches menées sur l'impact de l'industrie pétrolière sur la santé humaine. Il existe peu de recherches épidémiologiques menées sur de longues périodes.

Le toxicologue Mathieu Valcke, l'un des auteurs de l'étude, affirme que l'INSPQ souhaitait publier une mise en garde aux décideurs.

«Ce qu'on dit dans ce rapport, c'est qu'on sait que dans le pétrole brut, il y a des substances qui peuvent être toxiques si on y est exposé à des niveaux suffisants, a expliqué M. Valcke. Or on manque de données [sur le degré d'exposition].»

Contamination des eaux souterraines

Le pétrole n'est pas en soi considéré comme une substance cancérigène, peut-on lire dans le document, mais certains produits utilisés dans le forage et le raffinage le sont.

Le document souligne que les fluides utilisés dans les forages peuvent contaminer les eaux souterraines, créant du coup un risque pour la santé humaine. On a observé la présence de polluants dans les nappes phréatiques situées près de certains puits de gaz de schiste, mais il n'y a aucun consensus scientifique sur cette question. En outre, les connaissances sur les puits de pétrole de schiste restent embryonnaires.

«Le principal aspect à documenter concerne les potentialités d'exposition de la population au pétrole brut par l'entremise de l'eau potable de source souterraine, indique le rapport. En effet, la littérature colligée est muette quant à la présence de traces de pétrole brut dans les nappes d'eau souterraine et aux effets de ce pétrole sur la santé.»

L'INSPQ note que l'extraction de pétrole peut aussi entraîner la contamination des sols et de l'air ambiant. Il propose à Québec d'étudier davantage ces problèmes.

Santé et sécurité des travailleurs

L'organisme invite par ailleurs Québec à se pencher sur les problèmes de santé et de sécurité des travailleurs de l'industrie pétrolière. Ces travailleurs, note l'étude, «font face à un taux élevé de mortalité attribuable, principalement, à des accidents de véhicules et au contact avec des objets». Ils sont également exposés à un cocktail de substances toxiques.

Le gouvernement Couillard a lancé il y a près d'un an une évaluation environnementale stratégique (EES) sur les hydrocarbures. Cet exercice doit mener à l'adoption d'une politique «intégrée» pour guider le développement de la filière énergétique au Québec. C'est dans le cadre de cette étude que l'INSPQ a été sollicité.

- Avec la collaboration d'Ariane Lacoursière

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