Fin de vie: une famille perd en Cour d'appel

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Le Code criminel du Canada interdit toujours le suicide assisté, en vertu du jugement de la Cour suprême concernant Sue Rodriguez en 1993.

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Geordon Omand
La Presse Canadienne
Vancouver

Les membres de la famille d'une femme âgée de 83 ans souffrant de la maladie d'Alzheimer à un stade avancé ont essuyé un revers en Cour d'appel de la Colombie-Britannique, mardi.

Ceux-ci voulaient que les préposés de la résidence pour aînés cessent l'alimentation de la dame pour respecter ce qu'ils ont décrit comme ses derniers voeux.

L'avocat représentant la famille a soutenu que la décision cadrait tout à fait dans les débats en cours sur les soins en fin de vie et les droits sur la prise de décision par les patients.

La famille de Margaret Bentley a argué que la décision de la résidence pour aînés de l'alimenter violait un testament écrit il y a plus de 20 ans, dans lequel elle affirmait ne pas vouloir être maintenue en vie artificiellement si sa santé se détériorait au point où une guérison ne serait plus possible.

La Cour d'appel de la Colombie-Britannique a dévoilé mardi un jugement unanime concluant que les employés à la résidence Maplewood à Abbotsford n'alimentaient pas Mme Bentley contre son gré, et que les soins pouvaient se poursuivre.

La poursuite a été initialement déposée en Cour suprême de la Colombie-Britannique en 2013 par le mari de la patiente, John Bentley, et sa fille, Katherine Hammond.

Des documents de cour indiquent que Mme Bentley, alors qu'elle travaillait comme infirmière, avait vu des patients dans des états végétatifs en raison de l'Alzheimer et avait demandé à sa famille de ne pas permettre que sa propre situation en vienne à cela.

La juge Mary Newbury a conclu que malgré qu'elle ne soit plus en mesure de parler ou de reconnaître les membres de sa famille, Mme Bentley est encore en mesure de décider d'accepter ou de refuser ce qu'on lui offre à manger et à boire.

La Cour s'est rangée du côté des témoignages des préposés disant qu'ils ne contraignaient pas la patiente à manger ou à boire si elle gardait sa bouche fermée.

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