Frais accessoires: les cliniques n'en peuvent plus

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L'Association des cliniques médicales du Québec (ACMQ) a publié un communiqué virulent ce matin dans lequel elle presse Québec d'intervenir dans le dossier des frais accessoires.

Directrice de l'ACMQ, Isabelle Girard explique avoir été « choqué et surprise » de la sortie, le 13 février, de la Clinique communautaire Pointe-St-Charles qui a mis sur pied un registre en ligne pour inciter les citoyens à dénoncer les cliniques et les médecins facturant des frais accessoires.

Dans son communiqué, l'ACMQ critique le fait que la Clinique communautaire Pointe-St-Charles soit la seule au Québec à être financée entièrement par Québec à hauteur de 8 millions par année. «Les cliniques ne reçoivent pas de financement. Quelques-unes, comme les Groupes de médecine familiale (GMF) ou les cliniques réseau, reçoivent un financement partiel», explique Mme Girard.

Le financement des cliniques provient essentiellement du loyer versé par les médecins à même leurs revenus et par les frais accessoires. «On est obligé de facturer pour arriver», résume Mme Girard.

Celle-ci dénonce que des groupes alimentent la confusion sur la légalité des frais accessoires ce qui «encourage le grand public à se plaindre des cliniques, quels que soient les items ou services facturés ».  «Les cliniques sont donc pointées du doigt et, aux yeux de la population, les médecins qui y oeuvrent sont perçus, injustement, comme des exploiteurs et des profiteurs du système », est-il écrit dans le communiqué.

Pour Mme Girard, le ministère de la Santé doit établir des balises claires pour savoir quel pourcentage du prix coûtant peut être facturé aux patients en frais accessoires. « Il faut avoir le débat pour enfin éclaircir la situation et mettre fin au flou», estime Mme Girard.

Organisateur communautaire à la Clinique communautaire de Pointe-St-Charles, Stéphane Defoy reconnaît que son établissement possède un statut particulier. « Mais l'objectif de notre registre n'est pas d'alimenter la confusion. C'est de démontrer l'ampleur de la problématique. Pour nous, les patients n'ont pas à payer pour ça », plaide-t-il.

M. Defoy explique que si les cliniques s'estiment victimes de sous-financement, elles doivent négocier des ententes avec Québec. «Mais les patients ne devraient pas éponger la facture », dit-il. En une semaine, plus de 500 personnes ont rempli le questionnaire du site.

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