Réforme en santé: Barrette jette du lest

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Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

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(Québec) Le ministre Gaétan Barrette amende sa réforme du réseau de la santé dans l'espoir d'apaiser les critiques. Il limite ses pouvoirs de nomination des dirigeants des nouveaux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS). Le nombre de CISSS et celui de membres au sein des conseils d'administration sont revus à la hausse.

Mais pour le Parti québécois, les changements sont « cosmétiques » et insuffisants. Et selon la Coalition avenir Québec, «c'est impossible» que le volumineux projet de loi 10 soit adopté cette semaine, avant l'ajournement des travaux de l'Assemblée nationale.

En conférence de presse lundi, Gaétan Barrette a soutenu que ses amendements «répondent à la totalité des critiques qui ont été exprimées» en commission parlementaire.

Selon la première mouture du projet de loi 10, le ministre se donnait le pouvoir de nommer lui-même les PDG et les membres indépendants des conseils d'administration des nouveaux CISSS. Un amendement prévoit de limiter ce pouvoir à la première nomination suivant l'adoption de la loi. Un comité d'experts sera formé pour faire des recommandations au ministre. Par la suite, les PDG et les présidents de conseil seront nommés selon une formule «similaire» à celle qui existe à l'heure actuelle, a dit M. Barrette. Le ministre aura un droit de veto sur le choix fait par le conseil d'administration à l'issue d'un processus de sélection. Les PDG adjoints seront nommés par les conseils d'administration.

Le projet de loi prévoyait de réduire le nombre d'établissements du réseau de 182 à 28. Ce sera finalement 33, selon un amendement du ministre. Gaétan Barrette ajoute un deuxième CISSS en Montérégie compte tenu de la taille de la population. Un autre est créé aux Îles-de-la-Madeleine. L'Institut Philippe-Pinel de Montréal ne sera finalement pas fusionné à un CISSS; le CHU de Québec et l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec non plus.

Le ministre change également le nom de certains CISSS pour leur donner une «dénomination universitaire». Il y aura donc sept CIUSSS - cinq à Montréal, un à Québec et un autre à Sherbrooke.

Le nombre de membres d'un conseil d'administration d'un CISSS passera de 13 à 17. Ce sera 19 membres pour un CIUSSS. Dans tous les cas, un deuxième membre représentant les usagers - indépendant du comité des usagers celui-là - est ajouté. «Les comités d'usagers qui existent actuellement dans les CSSS vont être maintenus en place avec leur financement tel quel», a dit le ministre.

Gaétan Barrette croit que ses amendements ne remettent pas en question les économies escomptées de 220 millions en 2017, notamment grâce à l'abolition de cadres.

Il souhaite que le projet de loi soit adopté «le plus vite possible». Il a déjà évoqué le bâillon pour forcer l'adoption de sa réforme, mais le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a dit par la suite que le gouvernement n'avait pas l'intention d'y recourir.

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