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Projet de loi 10: trop de pouvoirs au ministre, croient les établissements de santé

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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(Québec) Le projet de loi 10 créera une centralisation dangereuse des pouvoirs entre les mains du ministre sur le réseau de la santé. Le ministre Gaétan Barrette et ses successeurs se retrouveront avec le contrôle de 50 % du budget du gouvernement du Québec.

C'est ce qu'a fait valoir mardi matin Michel Gervais, l'ancien recteur de l'Université Laval, devant la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi 10, déposé par le ministre Barrette.

Pour M. Gervais, devenu président de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), le projet de loi est inacceptable et risque d'entraîner dans son sillage plus de problèmes qu'il en réglera.

«Dans son projet de loi, le gouvernement fait le choix de déplacer le pouvoir des régions pour une hypercentralisation. Près de 50 % du budget de l'État se retrouvera dans les mains d'une seule personne, soit le ministre de la Santé et des Services sociaux», d'observer M. Gervais.

Le ministre Barrette «s'approprie tous les pouvoirs, y compris de nommer les gestionnaires et les administrateurs de tous les CISSS. Il s'agit là d'un dangereux précédent qui représente ni plus ni moins qu'une prise de contrôle complète du réseau», selon l'AQESSS.

L'organisme revendique l'abandon du processus de nomination qui confère au ministre la totalité des pouvoirs quant au choix des administrateurs, les membres du conseil d'administration, même les membres indépendants. «Cela nous parait excessif», tranchera le président Gervais.

«Ce n'est pas de gaité de coeur qu'on critique le projet de loi, en ces temps difficiles pour les finances publiques, alors qu'on doit se remettre en question. L'AQESSS aurait préféré soutenir d'emblée le projet, mais ce n'est pas possible», de souligner M. Gervais.

«Il ne faut jamais oublier que le système de santé n'appartient ni au ministre, ni aux fonctionnaires, ni au personnel des établissements, ni même au gouvernement: il appartient à la population qu'il dessert. Le citoyen doit donc être au coeur de cette réforme», de souligner le président de l'AQESSS, l'organisation qui regroupe les 92 CSSS et les hôpitaux universitaires.

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