Un médecin de famille montréalais radié pour cinq mois

Un médecin de famille montréalais vient de voir son permis de pratique suspendu... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un médecin de famille montréalais vient de voir son permis de pratique suspendu pour cinq mois, car il a mal évalué un patient en plus de lui donner trop rapidement congé de l'hôpital. Ce patient est décédé par la suite d'une rupture de l'aorte.

Dans sa défense, le Dr Michael Vonniessen, 49 ans, qui pratique dans l'ouest de Montréal, a mentionné avoir une charge de travail très élevée aux urgences de l'hôpital du Lakeshore.

Il a souligné être le «seul responsable de 500 lits» durant la nuit. «Il soumet que dans ce contexte fort difficile et ardu, il recherche en priorité les patients les plus malades et ceux qui deviennent instables», est-il écrit dans le jugement publié ce matin.

Mais pour le Conseil de discipline du Collège des médecins, « une fois que le médecin décide de s'astreindre à un nombre d'heures important et à voir des patients en quantité, il demeure déontologiquement responsable de ses actes».

Une syncope

Les faits reprochés au Dr Vonniessen remontent à novembre 2011. Ce jour-là, un patient âgé de 64 ans et souffrant de démence se présente aux urgences de l'hôpital du Lakeshore dans un épisode de syncope. Il s'était évanoui quelque temps plus tôt en prenant un repas.

Le Dr Vonniessen a gardé le patient sous surveillance toute la nuit et lui a fait passer des électrocardiogrammes. Même si le patient présentait une baisse de pression sanguine et que son dernier électrocardiogramme n'était pas normal, le Dr Vonniessen lui a donné son congé  peu après 7h en le référant à un cardiologue. Quelques heures plus tard, le patient décédait d'une rupture de l'aorte.

Le Dr Vonniessen a plaidé coupable aux deux chefs d'accusation qui pesaient contre lui. Il a reconnu avoir été négligent dans l'élaboration de son diagnostic et en donnant congé prématurément au patient.

Ce cas n'est pas unique dénonce le Conseil de discipline qui estime que «la négligence lors de l'élaboration du diagnostic et du suivi sont des infractions de plus en plus répandues qui méritent une sanction qui enverra un message clair et non équivoque non seulement à l'intimé, mais à l'ensemble des membres de la profession médicale»

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