Une fondation de Laval fait tirer de «bonnes actions»

Alors que des compressions de 9,7 millions touchent cette année le Centre de... (Archives La Presse)

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Alors que des compressions de 9,7 millions touchent cette année le Centre de santé et des services sociaux (CSSS) de Laval, la Fondation de l'établissement lance un concours intitulé «Prenons soin de notre monde», qui vise à offrir gratuitement à des patients d'aller les «dorloter à la maison». Une campagne de «mauvais goût» pour le syndicat, qui critique sévèrement l'initiative en ces temps de coupes.

«Alors qu'on est en train de couper des services à la population, la Fondation prend la relève et fait "tirer des soins". C'est aberrant», dénonce le vice-président pour Laval et Montréal de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Luc Bastien.

La Fondation de la Cité de la santé de Laval a lancé le concours Prenons soins de notre monde le 6 septembre dernier. Le concours, hébergé par la page Facebook de la Fondation, vise à «poser une bonne action» pour les trois personnes qui gagneront le concours, soit un jeune, un aîné et une personne en convalescence.

«Inscrivez votre proche en convalescence! S'il gagne, l'équipe de la Fondation ira le dorloter à domicile», peut-on lire sur le site du concours. «Inscrivez un aîné! S'il gagne, l'équipe de la Fondation lui organisera un moment sur mesure», peut-on lire également.

Aucun détail sur ce qui sera réellement offert aux gagnants n'est donné sur le site. Mais le président de la Fondation, Alain Demers, assure «qu'aucun soin ne sera donné». «Des groupes de bénévoles iront chez les gagnants poser une bonne action. On parle de jouer une partie de cartes avec un aîné. Ou encourager un jeune à une partie de hockey. On ne parle pas de donner des soins. On n'est pas qualifiés pour ça de toute façon», explique M. Demers.

Ce dernier croit que la confusion a pu naître à cause du titre de la campagne, Prenons soin de notre monde. «Mais il faut prendre le terme «soin» dans son sens large. On veut simplement redonner à la communauté», dit-il.

Du côté de la FSSS, on estime tout de même que la campagne tombe à un bien mauvais moment. «Alors que le service public ne peut pas répondre à la population... C'est inacceptable, estime M. Bastien. C'est un aveu qu'il y a des lacunes dans les services publics. C'est grave.»

La fin de semaine dernière, les employés de l'unité de débordement de l'urgence de la Cité de la santé sont passés à un cheveu de faire la grève, à la suite de l'annonce de l'abolition de huit postes de préposés aux bénéficiaires dans ce service. Au CSSS de Laval, on a redirigé les questions de La Presse à la Fondation.

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