Québec blâmé pour son désengagement envers les aînés

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L'étude de l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) critique la décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'avoir abandonné le programme d'assurance-autonomie implantée par son prédécesseur.

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Les services à domicile aux aînés sont largement sous financés au Québec et les proches aidants doivent compenser un système déficient, déplore un rapport publié tôt ce matin.

L'étude de l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) critique la décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'avoir mis de côté le programme d'assurance-autonomie de son prédécesseur, qui devait entrer en vigueur dès 2015.

Dans l'analyse intitulée «La responsabilité des soins aux aînés au Québec: du secteur public au privé», on mentionne que les services à domicile ne répondent «qu'à environ 8% des besoins de soins globaux» des aînés du Québec et que le gouvernement «compte sur les familles pour compenser l'insuffisance des services». Pour les chercheurs, il s'agit d'une véritable « dérive des soins »

L'étude mentionne que le projet d'assurance-autonomie de l'ancien ministre de la Santé, Réjean Hébert, visait à répondre à 40% des besoins en soins à domicile des personnes âgées. «Un tel pourcentage aurait constitué un progrès notoire. Qu'en est-il maintenant alors que ce projet est abandonné?» demandent les chercheurs.

Freiner le travail des femmes

L'étude souligne que les femmes âgées dans la cinquantaine représentent le plus important contingent d'aidants naturels et qu'étant donné la pression vécue pour offrir des soins, elles sont plus enclines à quitter le marché du travail. Les incitatifs financiers aux aidants devraient être sérieusement améliorés selon l'analyse, qui estime que les aidants devraient même avoir accès au régime d'assurance parentale.

«D'une part, le gouvernement du Québec cherche à limiter ses dépenses de soins aux personnes âgées; d'autre part, il force une population de travailleurs à réduire son engagement professionnel, voire à opter pour une retraite prématurée. La question est de savoir si l'État québécois est conscient de ce paradoxe et quelle réponse il compte y apporter», conclut le rapport de l'IRPP.




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