Aide à mourir: à chaque médecin de «suivre sa conscience»

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Les expériences de première main de médecins d'un océan à l'autre ont brossé un portrait d'une insuffisance des soins palliatifs disponibles, une crise qui couve alors que la génération des baby-boomers entre dans le troisième âge.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Des médecins canadiens ont voté largement - à 90% - en faveur d'une résolution consultative qui soutient «le droit de tous les médecins, dans les limites des lois existantes, de suivre leur conscience lorsque vient le temps de décider d'offrir une aide médicale à mourir».

Le vote s'est tenu au cours de l'Assemblée annuelle de l'Association médicale canadienne, à Ottawa, alors que les membres ont discuté mardi de la pertinence de réviser la politique actuelle de l'organisme sur l'euthanasie et le suicide assisté.

Les médecins ont fait la file pour partager leurs opinions sur les conditions de fin de vie alors que la population canadienne vieillit.

Les échanges ont suivi la présentation vidéo d'une série d'assemblées publiques menées à travers le pays plus tôt cette année, qui montraient des aînés et des malades plaidant pour de meilleurs soins palliatifs - ou pour le droit de mourir au moment choisi.

Certains médecins ont laissé entendre que les Canadiens ne réclameraient pas autant les pratiques d'euthanasie et de suicide assisté si la qualité et la disponibilité des soins palliatifs étaient grandement améliorées au Canada.

Les expériences de première main de médecins d'un océan à l'autre ont brossé un portrait d'une insuffisance des soins palliatifs disponibles, une crise qui couve alors que la génération des baby-boomers entre dans le troisième âge.

«À l'avant-plan des discussions est le manque désespérant de services de soins palliatifs», a exprimé John Haggie, un médecin de Terre-Neuve-et-Labrador, lors de la conférence.

Une autre a exhorté les médecins de famille à commencer à s'investir dans les soins de fin de vie, disant que le fardeau ne devrait pas incomber aux spécialistes alors que leurs patients de longue date vieillissent et font face à des maladies mettant leur vie en danger.

«Les soins palliatifs sont devenus un service spécialisé dans la plupart des secteurs du pays, et nous devons, en tant que médecins de famille, reprendre les soins de fin de vie dans nos pratiques», a dit Suzanne Strasberg, médecin de Toronto, sous les applaudissements.




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