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L'Agence de la santé de Montréal veut moins de consultants en informatique

Les bureaux de l'Agence de la santé et... (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

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Les bureaux de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal et de la Direction de la santé publique.

Photo Olivier Pontbriand, La Presse

L'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal souhaite diminuer le recours à des consultants en informatique. Au cours des prochains mois, plus de 40 des 238 employés de la controversée firme Syscor, affiliée au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), seront engagés par l'Agence, qui souhaite « passer de 30 % d'employés et 70 % de consultants (incluant Syscor) à 70 % d'employés et 30 % de consultants », a appris La Presse.

La porte-parole de l'Agence de Montréal, Marie France Coutu, confirme que, le 12 juin dernier, « le personnel de Syscor a été avisé de la transformation des postes ».

L'Agence justifie cette décision en disant vouloir « diminuer le recours à son impartiteur [Syscor] et à des consultants en matière de technologies de l'information ».

« Le tout se fera progressivement au cours des prochains mois, explique Mme Coutu. À ce jour, aucune embauche n'a été réalisée. La première vague des postes qui seront affichés au cours des deux prochains mois est au nombre de 39. Il y en aura d'autres par la suite. »

Firme controversée

Syscor est un organisme sans but lucratif créé en 1982 par le CUSM pour « permettre un développement harmonieux des services informatiques du CUSM sans que celui-ci soit freiné par les autorisations requises de l'Agence de Montréal et du MSSS », écrit-on dans le rapport Baron, publié en 2012, qui a analysé la gestion financière du CUSM.

Syscor assure également le développement du dossier clinique informatisé (DCI) Oacis pour l'Agence de Montréal et pour cinq autres régions administratives du Québec. Oacis fait partie du Dossier santé Québec, vaste projet informatique qui doit permettre d'informatiser une bonne partie du réseau de la santé du Québec.

Au cours des dernières années, Syscor a été au coeur de différentes controverses. L'organisme a notamment signé un bail emphytéotique de plusieurs millions pour un terrain situé au 1750, avenue Cedar, en 2011, sans avoir préalablement reçu les autorisations de Québec. La société a également fait un paiement de 59 000 $ pour une Bentley appartenant à l'ancien directeur général du CUSM, Arthur Porter.

Le rapport Baron a noté en 2012 que les employés de Syscor étaient payés 12 % de plus que les employés du réseau public qui accomplissaient les mêmes tâches.

En mai dernier, l'accompagnateur spécial du CUSM, Michel Bureau, a mentionné que le CUSM devrait « éviter autant que faire les subsidiaires qui le privent de ses responsabilités et de ses droits et obligations ».

Le directeur des affaires publiques du CUSM, Richard Fahey, assure que Syscor n'est pas en train de fermer ses portes. « Une évaluation stratégique de Syscor est en cours. Des recommandations à ce sujet seront faites à l'automne. D'ici là, il se peut que certains transferts se fassent. Mais on ne parle pas de fermeture », précise-t-il.




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