Les ambulanciers d'Urgences-santé votent de nouveaux moyens de pression

Les ambulanciers d'Urgences-santé cesseront de faire des heures supplémentaires... (Photothèque Le Soleil)

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Les ambulanciers d'Urgences-santé cesseront de faire des heures supplémentaires à partir du mois d'août s'ils n'obtiennent pas d'ici là une entente satisfaisante avec le ministère de la Santé, Gaétan Barrette, pour remédier au « manque d'effectifs ».

C'est ce qu'ont voté mardi soir et mercredi matin les employés paramédicaux d'Urgences-santé réunis en assemblée générale. Près de 98% des membres présents se sont prononcés en faveur de la résolution sur les nouveaux moyens de pression.

« Le but est clairement de régler le dossier du manque d'effectifs en interpelant le ministre afin qu'il intervienne dans le dossier, a indiqué mercredi le président du Syndicat du préhospitalier (CSN), Réjean Leclerc. S'il refuse de nous rencontrer, on va agir en conséquence. »

Les syndiqués ont adopté deux autres moyens de pression à déclencher au moment opportun. Ils conduiront les patients généraux à l'hôpital que ces derniers choisiront, et non plus en fonction de l'achalandage des hôpitaux. Enfin, les ambulanciers prendront leur repas à l'heure prévue.

Depuis mai 2013, le Syndicat du préhospitalier demande à ses membres (dont la convention collective est en vigueur jusqu'en 2015) de lui signaler les évènements où le temps d'attente a été jugé trop long. Le temps de réponse pour les appels urgents atteint parfois entre 20 et 45 minutes, déplore Réjean Leclerc.

Le syndicat demande à l'employeur de créer 40 postes d'ambulancier à temps plein. « Il faut convertir les heures supplémentaires en postes à temps complet », résume M. Leclerc.

Les 960 employés paramédicaux d'Urgences-santé, qui desservent Montréal et Laval, font environ 100 000 heures supplémentaires par année depuis cinq ans. Près de la moitié des employés occupent des postes à temps partiel.

Modulation des effectifs

La conversion de postes à temps partiel en postes à temps plein « n'améliorerait pas le service à la population, parce qu'on ne pourrait pas moduler les effectifs en fonction des demandes », selon Johanne Dufour, chef aux communications chez Urgences-santé.

« Les employés à temps partiel, chez nous, travaillent 90% du temps comme des employés à temps plein, parce qu'ils prennent les quarts de travail qui ne sont pas comblés en période d'achalandage, comme au Festival de jazz, par exemple », explique-t-elle.

Johanne Dufour souligne que le temps de réponse moyen aux appels urgents (priorité 0 et 1) à Urgences-santé est de 7,06 minutes, ce qui est « excellent ». 

Au cabinet du ministre de la Santé, on indique que Gaétan Barrette n'est « pas fermé » à l'idée de rencontrer le Syndicat du préhospitalier. Mercredi après-midi, on n'avait pas encore reçu de demande écrite à cet effet.

Le ministère de la Santé se penche actuellement sur des pistes de solutions pour « optimiser » les services préhospitaliers au Québec. Une annonce pourrait être faite cet automne.

Rappelons que, depuis le 22 juin, les employés paramédicaux d'Urgences-santé ne facturent plus les appels d'urgence vitale aux patients lorsqu'il s'écoule plus de 15 minutes avant l'arrivée de l'ambulance.

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