La Banque Nationale réclame 800 000 $ à Arthur Porter

Le docteur Arthur Porter.... (Photo: PC)

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Le docteur Arthur Porter.

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La Banque Nationale vient s'ajouter à la longue liste de ceux qui réclament des comptes à l'ancien patron du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Arthur Porter. L'institution a entrepris des démarches pour récupérer une dette de 800 000 $ en collectant les loyers d'un locataire du médecin et en forçant au besoin la vente de son luxueux condo du centre-ville de Montréal.

Rappelons que le médecin a quitté le pays et se retrouve au centre de plusieurs controverses depuis sa démission du centre hospitalier en décembre 2011. L'université McGill le poursuit déjà pour récupérer un prêt de 317 000 $ que Porter aurait omis de lui rembourser. L'escouade Marteau enquête aussi sur le rôle qu'a pu jouer le médecin dans des malversations liées au contrat de construction du nouveau campus du CUSM par SNC-Lavalin. Récemment, un rapport commandé par le ministère de la Santé a par ailleurs blâmé Porter pour le déficit sans précédent de son ancien établissement.

Arthur Porter et son épouse avaient acquis le condo de l'homme d'affaire Joey Saputo, sur l'avenue du Dr Penfield, au coût de 1 million $ en 2007. La Banque Nationale lui avait consenti un prêt hypothécaire pour le même montant.

Il a conservé le condo même après avoir quitté le Canada pour vivre aux Bahamas.

Or, selon les documents judiciaires produits par l'institution financière, le couple doit toujours 800 000 $ sur ce prêt et se trouve en défaut de paiement. La Banque a émis un avis d'interdiction de perception de loyer, pour se rembourser au moins partiellement en collectant le loyer du locataire qui habite l'endroit.

Elle a aussi signifié son intention d'exercer un droit de vente forcée de la propriété si le prêt n'est pas remboursé sous peu.

Un huissier, Simon Gosselin, a tenté de remettre les documents légaux en main propre au couple, mais il s'est dit incapable de les trouver au Québec. Selon sa déclaration consultée par La Presse, le concierge de l'édifice lui a confié que l'endroit était loué et que les propriétaires n'y recevaient que leur courrier, «dans un sac en plastique que quelqu'un ramasse de temps à autre».

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