La qualité de l'air des écoles inquiète le vérificateur général

L'école Hochelaga a déjà dû fermer ses portes... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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L'école Hochelaga a déjà dû fermer ses portes quelques jours à cause de problèmes de moisissures.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

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(Québec) La qualité de l'air dans les écoles primaires inquiète le vérificateur général par intérim, Michel Samson. Il montre du doigt en particulier la Commission scolaire de Montréal  dans son rapport 2012-2013 déposé à l'Assemblée nationale jeudi.

> Le rapport complet du vérificateur général du Québec (PDF)

> Les faits saillants du rapport du VG (PDF)

Il a constaté des «situations préoccupantes» dans les six écoles primaires qu'il a visitées: trois de la CSDM, deux de la Commission scolaire des Navigateurs sur la Rive-Sud de Québec et une de la commission de Sorel-Tracy. Les écoles ne sont pas nommées.

Le vérificateur général a observé la présence de moisissures, des problèmes d'infiltration « chroniques », un mauvais drainage de la toiture et un contrôle déficient de l'humidité, par exemple. Ces problèmes détériorent les bâtiments et «peuvent nuire à la santé des occupants, particulièrement celle des enfants, ainsi qu'à leur productivité». «Ça peut occasionner des maux de tête, développer des problèmes d'asthme ou empirer l'état de ceux qui souffrent déjà de cette maladie-là», a ajouté M. Samson en conférence de presse.

L'entretien préventif des bâtiments est effectué «de façon variable et peu organisée » à la CSDM. Des travaux pour corriger les problèmes tardent à se faire. Certains délais sont carrément « déraisonnables ». Par exemple, un rapport d'expertise relevait dès 2008 des problèmes de moisissure dus à une infiltration d'eau importante dans l'entretoit d'une école, mais la commission n'a entamé qu'en 2011 des démarches pour remplacer la toiture.

Le Vérificateur général a relevé des problèmes dans le système de ventilation des écoles, dont «un empoussièrement vraiment excessif». Les membres du personnel et la direction ont une «méconnaissance» de ces systèmes. On a arrêté un système de ventilation dans un gymnase jugé trop bruyant, ce qui a eu pour effet d'augmenter le taux de CO2 à un niveau qui dépasse les normes.

L'entretien ménager est « négligé » dans cinq des six écoles visitées. Des trois commissions scolaires visées, la CSDM enregistre les pires résultats quant à la propreté. La proportion d'éléments propres dans les classes (le plancher et les murs, par exemple) est de 21,5%, 27,3% et 42,8% dans les trois écoles visitées. Dans l'ensemble, près de 80% des classes avaient un plancher sale ou empoussiéré. Les devis d'entretien comportent plusieurs lacunes et sont souvent trop sommaires.

Dans deux écoles visitées, des produits dangereux, comme de l'essence à briquet et du dissolvant à peinture, se trouvaient dans des locaux non barrés, donc accessibles aux enfants.

À la CSDM, la CSST a accepté les dossiers de 13 travailleurs pour des problèmes de santé liés à la qualité de l'air. Depuis 2011-2012, la CSDM a effectué ou envisage d'effectuer sept relocations visant quatre écoles primaires «jugées contaminées», où les problèmes de moisissures étaient connus depuis au moins 2000.

Le vérificateur général blâme le ministère de l'Éducation et les commissions scolaires pour la piètre surveillance de la qualité de l'air dans les écoles. Il recommande à la CSDM d'améliorer le programme sur la qualité de l'air intérieur qu'elle a adopté en mars dernier. Les trois commissions scolaires «ont accepté les recommandations qu'on a formulées. C'est un premier pas. Elles nous ont dit qu'elles prenaient la situation très au sérieux», a noté M. Samson en conférence de presse.

 

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