Réjean Thomas critique l'organisation du réseau de la santé

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Réjean Thomas

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Le Dr Réjean Thomas, figure de proue de la lutte contre le sida au Québec, estime que le dépistage du VIH/sida est mal organisé dans le réseau de la santé. En effet, les services offerts dans les CLSC rejoignent peu les populations à risque, soit les homosexuels, les toxicomanes et les travailleurs du sexe.

Mercredi matin, le Dr Thomas, fondateur et président-directeur général de la clinique l'Actuel, a présenté aux médias un nouveau centre de dépistage sans rendez-vous ouvert par son équipe au début de l'été dans le Village gai. La clinique l'Actuel sur rue, rue Sainte-Catherine, est dirigée par une infirmière et un intervenant communautaire. Plus de 775 personnes s'y sont présentées depuis la mi-juillet - les deux tiers pour un test de dépistage du VIH, de l'hépatite C ou de la syphilis. Lorsqu'un test s'est révélé positif, le patient a pu obtenir un rendez-vous à la clinique l'Actuel en moins de 24 heures. Les autres personnes se sont présentées pour obtenir de l'information sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).

Les patients ont pu recevoir leurs résultats en 10 minutes, plutôt que d'attendre deux ou trois semaines, comme c'est souvent le cas ailleurs. Malgré cela, le Dr Thomas, qui avait convoqué la presse hier, était incapable de préciser le nombre de cas dépistés. Il estime néanmoins que le ministère de la Santé devrait s'inspirer de ce modèle gratuit, confidentiel et proposant des heures flexibles pour implanter d'autres cliniques de dépistage des ITSS dans des secteurs-clés.

Selon le Dr Thomas, 25% des gens atteints du VIH ne savent pas qu'ils sont infectés.

De 300 à 450 nouveaux cas de VIH seraient dépistés chaque année au Québec. La clinique l'Actuel absorbe entre 180 et 200 de ces cas.

Environ 18 000 personnes vivent avec le VIH au Québec. Selon l'Institut national de santé publique du Québec, seulement 41% d'entre elles sont suivies régulièrement et traitées. Rappelons qu'une trithérapie coûte 18 000$ par année.

«Près de 14% des hommes homosexuels montréalais sont infectés par le VIH. C'est plus que les populations de nombreux pays en Afrique!», a affirmé le Dr Thomas. «Ça devrait être une urgence de santé publique. Mais ce n'est pas la priorité. Je ne comprends pas pourquoi ce n'est pas plus pris plus au sérieux.»

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