Réjean Hébert: «Je veux des solutions à l'extérieur de l'hôpital»

Le ministre Réjean Hébert estime qu'il faudra au... (Photo: Maxime Picard, La Tribune)

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Le ministre Réjean Hébert estime qu'il faudra au moins quatre ans avant de constater une baisse du temps d'attente aux urgences.

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Le ministre de la Santé, le Dr Réjean Hébert, ne promet pas de miracles aux patients, mais il s'engage à faire de grands changements pour garantir l'accès à un médecin de famille.

Tout d'abord, a-t-il expliqué lors d'un entretien avec La Presse, il faut éliminer progressivement les heures obligatoires de pratique des médecins de famille à l'hôpital, ce qu'on appelle les activités médicales prioritaires (AMP). Mais pour y parvenir, il faut étendre les groupes de médecine familiale (GMF) dans tout le Québec.

«Je veux imprimer une vitesse différente dans les soins de première ligne, a-t-il confié. Il reste une soixantaine de GMF à implanter. J'ai donné des instructions très claires pour qu'on puisse le faire au cours des deux prochaines années. On aura alors 300 GMF en activité.»

Dans ce contexte, le ministre veut que les médecins parviennent à voir plus de patients, en leur accordant davantage d'infirmières, de nutritionnistes et de travailleurs sociaux. C'est ce que les médecins appellent le soutien à la pratique. Il veut aussi terminer «rapidement» l'informatisation du réseau de la santé, amorcée difficilement sous les libéraux.

«Je veux donner la priorité à la pratique en cabinet, a-t-il résumé. Nous allons modifier les AMP, mais on va le faire de façon progressive pour ne pas entraîner de rupture de services. Bref, on ne veut pas déshabiller Pierre pour habiller Jacques. Sauf qu'on doit absolument faire en sorte de réaliser ce virage.»

Le Dr Hébert ne s'est pas fixé d'échéancier, mais il affirme que les AMP ne seront plus nécessaires lorsque la pénurie d'omnipraticiens sera résolue. À ce propos, son analyse est la même que celle de son prédécesseur, le Dr Yves Bolduc: «Il manque 1000 médecins de famille au Québec.» Et le ministre a l'intention d'atteindre la parité entre les médecins spécialistes et eux d'ici quatre ans.

À l'instar de sa chef, Pauline Marois, qui a dit qu'il ne faut pas s'attendre à voir diminuer le temps d'attente aux urgences, le ministre Hébert estime qu'il faudra au moins quatre ans avant de constater une baisse. L'attente moyenne sur les civières au Québec est actuellement d'environ 17 heures, alors que la cible ministérielle, jamais atteinte, est de 12 heures.

«Mon approche est différente. Ma cible, ce n'est pas les urgences ni l'hôpital, a-t-il dit. Je veux des solutions à l'extérieur de l'hôpital. On verra la suite quand on aura réglé l'accès aux soins primaires. Tant mieux s'il y a un effet sur les urgences, mais je ne veux rien promettre aujourd'hui.»

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