CHU Sainte-Justine: un bébé robotisé pour apprendre

Des résidents en médecine ont pu tester leurs... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Des résidents en médecine ont pu tester leurs connaissances sur le petit David, un bébé robotisé conçu avec une simulation de malformation congénitale qui respire, tousse et pleure.

Photo Robert Skinner, La Presse

Sara Champagne
La Presse

Une première permettant aux futurs médecins d'intervenir plus efficacement quand il est question de vie ou de mort chez un enfant a été réalisée, hier, au CHU Sainte-Justine. Des spécialistes ont simulé une intervention d'urgence sous anesthésie générale chez un bébé de 6 mois souffrant d'asphyxie.

Le tout a été rendu possible grâce au petit David, un bébé mannequin né avec une malformation congénitale qui, un peu comme un robot, est programmé pour respirer, tousser, pleurer. Le mannequin qui coûte 85 000$ a une anatomie complète, comprenant tous les organes, et il a même des sécrétions. À distance, il peut être programmé pour arrêter de respirer ou souffrir d'une panoplie de complications.

Sous la supervision de la Dre Arielle Lévy, urgentologue et codirectrice au Centre d'apprentissage des aptitudes et habiletés cliniques (CAAHC), une démonstration a été offerte à des spécialistes de San Diego lors d'une présentation pilotée par le Dr Patrick Froehlich, oto-rhino-laryngologiste (ORL) de Sainte-Justine. Le résident sénior en médecine, qui est intervenu auprès du bébé, a entre autres fait face au manque d'une pièce d'équipement, et il a dû intuber le mannequin in extremis pour qu'il recommence à respirer.

Un «outil» efficace

«Les tissus du bébé sont plus rigides que ceux d'un humain, mais c'est un outil très efficace pour les jeunes résidents en médecine, a affirmé le Dr Orèn Cavel, futur ORL, qui a joué le rôle de l'intervenant en chef. Il a précisé que l'anesthésiste lui a permis de ne pas omettre de surveiller les moniteurs qui indiquaient une chute radicale des fonctions vitales du bébé.

Grâce à ce mannequin qui a été mis à l'essai pour la première fois hier, les futurs médecins n'auront pas à s'entraîner sur de vrais bébés en détresse pour apprendre les techniques en matière d'asphyxie. Mais ce n'est là qu'une infime partie des techniques mises à la disposition des étudiants en médecine. Ouvert depuis janvier 2011, le CAAHC est aussi occupé par une maman mannequin qui accouche d'un bébé. Éventuellement, la salle de réanimation sera quant à elle équipée de mannequins adolescents.

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