Fraude dans une clinique de traitement du cancer du sein

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L'auteur présumé d'une importante fraude dans une clinique privée spécialisée dans la détection et le traitement du cancer du sein à Montréal est aujourd'hui recherché par la police.

L'ancien directeur financier du Centre médical Ville-Marie, Benito Driss, 32 ans, est soupçonné d'avoir détourné un peu plus d'un million de dollars «par la supercherie, le mensonge ou autre moyen dolosif» entre le mois de juin 2005, moment de son embauche, et le mois d'octobre 2010.

La police de Montréal a lancé un mandat d'arrêt contre lui mardi.

En novembre dernier, le quotidien The Gazette a révélé que le Centre médical Ville-Marie était plongé dans une crise financière après les actes de M. Driss. L'ex-directeur financier aurait détourné des honoraires versés par les clients non couverts par la RAMQ ou les assurances privées, selon un document judiciaire cité par le quotidien montréalais. Il se serait alloué sans permission une augmentation de salaire en plus d'ajouter sa femme à la liste de paie des employés de l'entreprise.

De plus, la clinique s'est rendu compte qu'elle devait plus de 500 000$ à Revenu Québec pour avoir omis de faire les déductions fiscales sur les salaires du personnel. En fait, Driss se serait approprié les sommes et aurait fait croire à son employeur qu'elles avaient bel et bien été versées à Revenu Québec.

La clinique a songé à porter plainte au criminel contre son ancien employé, mais elle a d'abord tout tenté pour récupérer les sommes détournées.

Dans une déclaration sous serment faite l'automne dernier, le chirurgien John Keyserlingk, fondateur du Centre médical Ville-Marie, s'inquiète des impacts de cette fraude sur la santé de ses patients. «Les premières victimes de cette fraude seront nos dizaines de milliers de patients», dit la déclaration, produite dans le cadre d'une requête visant à saisir les biens de M. Driss.

Or, l'avocat de la clinique, Me Philippe Ferland, s'était fait rassurant à l'époque en disant que les patients ne devaient pas s'inquiéter.

Chaque année, cette clinique reçoit plus de 3000 patients, dont quelque 450 nouveaux cas.

La Presse a tenté sans succès, hier, de joindre Me Ferland, ainsi que le directeur général de la clinique, Dominic Keyserlingk. Ce dernier aurait découvert l'étendue de la fraude il y a un an en révisant les finances de l'entreprise.

L'automne dernier, un juge de la Cour supérieure a permis à la clinique de saisir les comptes bancaires de M. Driss et de sa femme, Amélie Hachez, ainsi qu'une Corvette, des motos, une maison à Saint-Hubert d'une valeur de 400 000$, une autre propriété à Saint-Hippolyte d'une valeur de 217 000$ et un bateau.

Au printemps, Benito Driss a été radié temporairement de l'Ordre des comptables en management accrédités du Québec, en lien avec cette affaire, selon une décision consultée par La Presse.

L'homme de 32 ans, qui possède également la citoyenneté française, a peut-être déjà fui le Canada. Il se fait aussi appeler Nassim Benyamina et Nassim Bendriss.

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