Une mère réclame plus d'aide du gouvernement

Marie-Hélène Dubé combat la troisième récidive d'un cancer... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Marie-Hélène Dubé combat la troisième récidive d'un cancer de la glande thyroïde. Outre la maladie, elle se bat également pour obtenir une aide financière du gouvernement.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Le jour de son 32e anniversaire, Marie-Hélène Dubé a appris que l'extrême fatigue qui la terrassait depuis des semaines était causée par un cancer de la glande thyroïde et des ganglions. Six ans plus tard, la Lavalloise a subi trois récidives. En plus de se battre contre la maladie, cette mère de deux enfants est en croisade contre le gouvernement. Elle veut faire modifier les règles de l'assurance emploi.

«Les règles actuelles sont injustes et datent de 1971!» dénonce Mme Dubé. Selon la loi, les prestations payables en cas de maladie s'échelonnent sur 15 semaines. «Après, tu ne reçois plus rien, dit Mme Dubé. En plus de combattre la maladie, tu as beaucoup de stress parce que tu n'as plus d'argent. Il faut changer ça.»

 

Quand Mme Dubé a su qu'elle était atteinte d'un premier cancer en 2003, cette fonctionnaire qui travaillait à contrat était déjà en congé de maladie depuis plusieurs semaines. «J'étais très fatiguée et je ne savais pas pourquoi. Après avoir eu mon diagnostic, je me suis fait enlever la glande thyroïde en mars. Je ne recevais déjà plus d'aide du gouvernement. En mai, je recevais des traitements de radiothérapie. Et en septembre, j'étais déjà de retour au travail. Je n'avais plus d'argent», raconte-t-elle.

Parce que son mari travaillait, Mme Dubé n'était pas admissible à l'aide sociale. Invalide, elle ne pouvait pas non plus recevoir de prestations d'assurance emploi. «Je n'avais pas d'argent pour payer mes médicaments. Je ne pouvais plus donner autant à mes enfants», dit-elle.

Mme Dubé a vécu une récidive en 2007 et une autre l'automne dernier. Elle a subi une intervention majeure en novembre et attend d'autres traitements. Et la pression financière est énorme.

«J'ai beaucoup d'effets secondaires avec les médicaments qu'on me donne. J'ai fait un peu d'ostéopathie et d'acupuncture, et ça m'aidait beaucoup. Mais je ne peux plus payer mes traitements. Je dois plutôt payer les séances de physiothérapie et mes 300$ de médicaments par mois», dit Mme Dubé, qui a une grande cicatrice au cou.

Pour faire changer les choses, Mme Dubé a lancé une pétition. Elle déjà récolté plus de 10 000 signatures. Le Bloc québécois a aussi déposé en chambre un projet de loi pour faire passer le nombre de semaines de prestation d'assurance emploi de 15 à 45.

«Je ne comprends pas qu'on n'aide pas les gens malades. C'est injuste, martèle Mme Dubé. Avoir juste quelques semaines d'aide financière supplémentaires, ça changerait énormément de choses.» En plus de mener cette bataille, Mme Dubé planifie une troisième séance de radiothérapie, qui commencera le mois prochain.

Pour signer la pétition: http://petitionassuranceemploi.wordpress.com

 




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