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Marie-Philip Poulin

Malgré son jeune âge, et malgré les blessures,... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Malgré son jeune âge, et malgré les blessures, Marie-Philip Poulin a joué un rôle capital dans la victoire du Canada aux Jeux olympiques de Sotchi.

Photo Bernard Brault, La Presse

 

Martin Beauséjour
La Presse

En marquant deux buts, Marie-Philip Poulin a permis à l'équipe canadienne de hockey féminin de remporter l'or à Sotchi. Blessée à une cheville cinq mois avant les Jeux, la jeune athlète est un modèle de ténacité et de persévérance.

Lors du match pour la médaille d'or, contre les Américaines, Marie-Philip Poulin a soulevé la foule et le pays tout entier. Le numéro 29 a créé l'égalité 2-2, avant de marquer le but gagnant en prolongation.

L'attaquante de 22 ans a ainsi répété son exploit des Jeux de Vancouver. En 2010, l'athlète originaire de Beauceville avait également marqué deux buts lors de la finale, toujours contre l'équipe américaine.

Mais ne la complimentez surtout pas sur ses prouesses, Marie-Philip vous répondra qu'elle était seulement au bon endroit au bon moment. «Toute l'équipe est importante. Je suis très fière de mes coéquipières», ajoute celle que l'on surnomme la Sidney Crosby du hockey féminin.

Cette deuxième médaille d'or a mis un baume sur les derniers mois qui ont été plutôt difficiles pour la joueuse. Marie-Philip s'est fait une vilaine entorse à une cheville, au début du mois de septembre. Une blessure qui a mis en péril sa participation aux JO. «L'idée d'abandonner ne m'a jamais traversé l'esprit, affirme-t-elle. Mais les trois derniers mois ont été pénibles, c'est vrai. Les deux premières fois où j'ai essayé de retourner sur la glace, je n'ai fait qu'aggraver mon cas. Mais j'ai fini par réussir.»

La jeune femme a eu son lot de blessures au cours des dernières années: entorse à une cheville, douleur à une épaule, rupture de la rate. Malgré tout, la hockeyeuse n'a jamais eu envie d'accrocher ses patins. Jamais.

Pas même quand ses parents ont dû faire le choix difficile de miser plutôt sur la carrière sportive de son grand frère, qui voulait jouer dans la Ligue nationale. «On était tous les deux rendus à un stade où ça demandait beaucoup de temps et d'argent. Deux hockeyeurs de haut niveau, c'était trop pour eux. J'adore mes parents, et ils ont fait énormément de sacrifices pour mon frère et moi. C'est mon frère qui a continué à gravir les échelons. Mais je n'ai pas arrêté de jouer pour autant.»

Une chance. Elle sera repérée par un dépisteur à l'âge de 16 ans. Hockey Canada prendra ensuite la décision de la préparer pour les Jeux de Vancouver. Le reste fait maintenant partie de l'histoire.

Emportée dans un tourbillon médiatique depuis son retour de Sotchi, la jeune athlète espère pouvoir prendre un peu de recul très bientôt. «C'est fou en ce moment. Hier, des gens m'ont reconnue rue Sainte-Catherine», avoue-t-elle, étonnée.

Marie-Philip Poulin entamera l'été prochain sa dernière année en psychologie à l'Université de Boston. Elle voudrait aussi donner un coup de main à son frère, qui enseigne le hockey à des jeunes. «Mon frère, c'est mon mentor, mon conseiller. Il me suit dans ma carrière depuis mes débuts. Je joue au hockey avec lui depuis que j'ai 5 ans.»

Et Pyeongchang, en 2018? «Je veux y aller. Ça, c'est certain!»

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