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Alain Simard

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Alain Simard... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Alain Simard

Photo Bernard Brault, La Presse

Alain de Repentigny
La Presse

Les FrancoFolies de Montréal ont célébré leur 25e anniversaire en beauté. Succès public et critique, affluence record et surplus d'exploitation, le président-fondateur du plus grand festival de chanson francophone a gagné son pari. Alain Simard est notre Personnalité de la semaine.

Avec leurs 250 spectacles, dont 180 gratuits, et leur million de festivaliers, les FrancoFolies de Montréal ont fait du chemin depuis les sept concerts présentés devant 5000 spectateurs en 1989.

Ce plus grand festival de la chanson francophone, «il a fallu le tenir à bout de bras», rappelle son président et fondateur, Alain Simard. À la fin des années 80, la chanson en français n'avait pas la cote auprès des jeunes et les Francos n'étaient pas un festival sexy pour les commanditaires. Quant à l'appui gouvernemental, s'il n'est pas à négliger, Simard rappelle qu'aujourd'hui encore, les Francos touchent 175 000$ de Patrimoine Canada, comparativement au million accordé au Festival de jazz, à Juste pour rire, au Festival d'été de Québec et au festival Luminato de Toronto.

Les FrancoFolies ont subi beaucoup de coups durs au cours du dernier quart de siècle: changements de dates, diminutions de subventions, perte de commanditaire imprévue et déficit accumulé (1,1 million à ce jour) qui s'est creusé avant leur déménagement en juin il y a trois ans.

«Mais cette année, ce fut vraiment une explosion, dit Simard. On est allés chercher de nouveaux commanditaires et on a ajouté des scènes; je pense même qu'il y en a une de plus qu'au jazz. Pour la première fois en 25 ans, les FrancoFolies ont une marge de manoeuvre. Avec des contrats de commandite à long terme, on sait qu'on pourra résorber notre déficit accumulé d'ici cinq ans.»

Grâce aux artistes

L'ex-étudiant en philo qui rêvait d'organiser un festival rock à la fin des années 60 est fier du chemin parcouru depuis qu'il a créé les FrancoFolies avec Guy Latraverse et le Français Jean-Louis Foulquier, en 1989. Il donne le crédit à son équipe - les employés de Spectra et ceux du festival -, mais surtout aux artistes.

«On voulait faire la preuve qu'il se faisait de la bonne musique en français et on a gagné notre pari. Mais ce n'est pas vraiment nous qui l'avons gagné, ce sont les artistes. Nous, on est une courroie de transmission. Les gens nous demandaient comment on allait faire pour renouveler les FrancoFolies, mais c'est la musique elle-même qui s'est renouvelée, plus que nous.»

Culture moderne

Les Francos ont longtemps souffert de la comparaison, défavorable, avec leur grand frère le Festival international de jazz, qui occupe le même site. Aujourd'hui, Simard se réjouit de constater que le public des FrancoFolies est de plus en plus jeune et métissé.

«On a souvent dit du Festival international de jazz que c'était un événement rassembleur qui attire tout le monde, peu importe la langue, la religion, la race. Aujourd'hui, à Montréal, les FrancoFolies jouent un rôle remarquable de cohésion sociale et d'intégration des communautés culturelles. C'est ça, la culture du Montréal moderne, la culture québécoise.»

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