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Dax Dasilva

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MARTIN BEAUSÉJOUR
La Presse

Président et fondateur de LightSpeed, Dax Dasilva a de quoi être fier. Son entreprise, fondée en 2005, a vu son chiffre d'affaires bondir de 2000% dans les cinq dernières années. Elle commercialise un logiciel utilisé par plus de 10 000 magasins, répartis dans 30 pays. Pas étonnant que le jeune entrepreneur vienne de décrocher un investissement de 30 millions de dollars d'un fonds de capital de risque américain. La Presse et Radio-Canada nomment Dax Dasilva leur Personnalité de la semaine.

Dax Dasilva n'en revient tout simplement pas. Son entreprise vient de recevoir un investissement de 30 millions de dollars, du fonds Accel Partners. Situés à Palo Alto, en Californie, ces derniers ont investit notamment, dans Facebook, Groupon et Angry Bird. C'est toute une reconnaissance pour la société montréalaise qui ne cherchait pas nécessairement de financement. «Ils nous ont approchés, lors d'un congrès où on avait un stand. Ils nous ont dit que nous étions la prochaine grande tendance, que nous représentions le futur. On était au mois d'octobre 2011, et avant la fin du mois d'avril 2012, l'entente était signée et nous avions 30 millions de dollars en poche.»

Cette somme colossale servira à la croissance de l'entreprise qui compte, pour l'instant, 55 employés. L'entrepreneur de 36 ans veut engager du personnel et traduire sa solution dans plusieurs langues. «En résumé, cet argent nous permettra de prendre plus de risques. Des risques que nous n'aurions pas pu nous permettre avant », résume celui qui se prépare à ouvrir un bureau à New-York. Une étape nécessaire, quand on sait que sur les 10 000 magasins qui utilisent LightSpeed, plus de 1000 sont situés à Manhattan et à SoHo.

Montréal, ville effervescente

Fils de parents provenant d'une communauté portugaise en Inde, Dax Dasilva a vu le jour à Vancouver. Il y reste jusqu'à la fin de ses études à l'Université de Colombie-Britannique. Après une année, en programmation informatique, le jeune étudiant se tourne finalement vers les arts et les religions. «À l'âge de 14 ans, j'offrais déjà mes services en consultation pour les produits Mac et je faisais un peu de programmation. Je crois que j'avais envie de changement, de découvrir quelque chose de plus profond», avoue celui qui s'est converti au judaïsme, peu après son arrivée à Montréal, en 2001.

Le jeune homme est venu s'installer ici, avec des amis. « Nous avions besoin de changement. Vancouver, c'est bien, mais Montréal offre une meilleure qualité de vie, tant pour les opportunités de carrières que pour la vie sociale. C'est une ville en effervescence.»

En arrivant, Dax Dasilva décroche un poste de vendeur de produits Mac dans une boutique. C'est là qu'il développe une application pour relier les stocks des trois magasins appartenant à son employeur. Mais ce dernier éprouve des difficultés financières et doit fermer ses portes... Le jeune inventeur laisse sa création derrière lui, mais ne baisse pas les bras. Il recommence à zéro en fondant sa propre entreprise.

Avec l'aide de la Fondation du maire et du SAJE, deux programmes qui accompagnent les nouveaux entrepreneurs, Dax Dasilva peaufinera son application, dans son minuscule appartement, pendant plusieurs mois. « Ce n'était pas une période de grande richesse, mais j'étais chez moi à faire ce que j'aime. Sans ces subventions, je ne serais pas là où je suis maintenant. LightSpeed non plus. »

Le futur

Justement, qu'est-ce que LightSpeed ? C'est une plateforme pour écran tactile, qui veut (comme son slogan l'indique) réinventer l'expérience de vente au détail. Dans une vidéo de démonstrative sur le site de l'entreprise, une conseillère à la vente, armée d'un iPad, trouve les tailles manquantes pour une cliente en consultant le stock des autres succursales de la chaîne. Elle lui montre rapidement d'autres articles qui pourraient compléter sa tenue et termine la vente en glissant sa carte de crédit sur le côté de la tablette électronique. La vendeuse n'a jamais quitté la cliente. Les visites dans l'arrière-boutique ou à la caisse sont maintenant choses du passé.

Même si le logiciel se décline aussi pour les sites de vente en ligne, LightSpeed veut avant tout ramener le client en magasin. «Personne ne peut imaginer un centre-ville sans boutique. C'est pourquoi notre produit permet aux commerçants d'offrir à leurs clients, le meilleur des deux mondes. Le mariage parfait entre le contact humain et la technologie de pointe.» Il pourrait, effectivement, être là, le futur.

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