G7: sécurité renforcée à Québec, des commerces placardés

Les commerçants du centre-ville de Québec ont placardé... (IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Les commerçants du centre-ville de Québec ont placardé leurs locaux. C'est le cas notamment de la boutique Mary's Popcorn shop.

IVANOH DEMERS, LA PRESSE

(Québec) C'est demain que les dirigeants du G7 entameront leurs pourparlers au Manoir Richelieu de La Malbaie, mais depuis hier, la ville de Québec, qui accueillera les journalistes et une partie des délégations étrangères pendant la réunion, vit déjà au rythme du sommet international.

Les rues entourant la colline Parlementaire et le Centre des congrès, qui abrite le Centre international des médias, étaient quasi désertes hier. En prévision de la première manifestation annoncée qui doit avoir lieu ce soir, des barrières de sécurité ont été érigées dans le secteur. La présence policière était pour sa part très visible aux quatre coins de la ville.

Des commerçants ont profité de la journée ensoleillée pour placarder leurs vitrines. « Je n'avais pas envie de barricader mon commerce, mais les artistes dont je présente le travail étaient nerveux », expliquait hier Esther Garneau, propriétaire de la Galerie Zen de la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec.

Depuis plusieurs jours, les médias de la capitale consacrent une bonne partie de la couverture du Sommet à la casse possible, rappelant notamment les dommages causés par la confrontation entre policiers et manifestants lors du Sommet des Amériques de 2001.

« C'est complètement fou, la sécurité qu'il y a. La police et l'armée sont partout. Ils vont être là pour nous protéger s'il se passe quelque chose », a ajouté Mme Garneau, tout en notant que la venue du G7 semble avoir eu un impact négatif sur le début de la saison touristique.

« Les hôtels sont pleins, mais de membres des forces de l'ordre et de gens embauchés pour organiser le G7, pas de touristes. » - Esther Garneau, propriétaire de la Galerie Zen de la rue Saint-Jean

1400 JOURNALISTES

Les premiers des quelque 1400 journalistes accrédités arrivaient au compte-gouttes hier. Dans les corridors du Centre des congrès, l'anglais, l'allemand et le japonais se mêlaient déjà. « Le Sommet est particulièrement important pour nous parce que notre premier ministre rencontre le président des États-Unis demain et que le sommet États-Unis-Corée du Nord est juste après le G7 », expliquait un journaliste japonais croisé dans une file de sécurité.

Un premier chef d'État, le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, invité à prendre part à une discussion sur le sort des océans lors du Sommet de Charlevoix, est arrivé à l'aéroport Jean-Lesage de Québec hier.




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