Fermeture du Pavillon Sainte-Marie: une demande d'injonction déposée lundi

Le pavillon Sainte-Marie, à Saint-Jérôme, héberge 70 résidants présentant... (PHOTO GOOGLE STREET)

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Le pavillon Sainte-Marie, à Saint-Jérôme, héberge 70 résidants présentant une déficience intellectuelle, un trouble grave du comportement ou un handicap physique.

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La Presse Canadienne

Les défenseurs du Pavillon Sainte-Marie s'apprêtent à emprunter la voie juridique.

Leur but est ainsi d'empêcher la fermeture de cette institution de Saint-Jérôme accueillant une clientèle lourdement handicapée.

Dès lundi matin, une demande d'injonction sera déposée en Cour supérieure par l'avocate Céline Allaire pour le compte du comité des usagers et de Louise Saint-Pierre, la mère de l'un des résidants.

Me Allaire soutient que, dans un horizon rapproché, cette démarche visera à différer le transfert de la soixantaine d'usagers vers d'autres établissements situés entre autres à Rivière-Rouge et à Mont-Laurier, toujours dans la région des Laurentides.

Elle ajoute qu'il est urgent d'agir car il a été prévu que cette opération s'amorce à partir du début de la semaine.

Céline Allaire précise que ces gens «hautement atteints intellectuellement» et présentant, dans certains cas, des déficiences physiques importantes ne peuvent changer soudainement d'environnement sans que les conséquences ne soient extrêmement lourdes pour eux.

«Ce qu'on risque de voir, selon les experts à qui j'ai parlé, ce sont de nettes régressions dans leur état», souligne-t-elle.

L'ancien directeur des services professionnels et de réadaptation du Pavillon Sainte-Marie, Yvon L'Abbé, abonde dans le même sens que l'avocate.

Selon ce psychologue, le fait de «déménager rapidement les usagers» équivaudrait à de la «négligence sur le plan clinique» à l'égard d'une clientèle qu'il qualifie «(d')immensément vulnérable».

Aux yeux de la présidente du comité des usagers, Denise Hudon, le transfert serait carrément une entorse au bon sens.

Elle avance que des «ressources intermédiaires» qui devraient accueillir certains d'entre eux ne sont tout simplement «pas prêtes».

«L'une est en plein (coeur de) travaux de rénovation et une autre est une auberge dans laquelle on peut toujours réserver des nuitées», déplore-t-elle.

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