Eaux usées: Montréal doit payer, dit Ferrandez

Ferrandez a laissé entendre qu'il n'est pas convaincu... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Ferrandez a laissé entendre qu'il n'est pas convaincu de la nécessité ou l'urgence de fermer le collecteur.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Camille Martel
La Presse

Luc Ferrandez affirme que la Ville de Montréal devrait compenser le déversement d'eaux usées à l'aide de mesures financières.

En point de presse aujourd'hui, le chef de l'opposition à l'Hôtel de ville a souligné que le principe de compensation est monnaie courante en environnement et qu'un montant devrait couvrir l'impact du déversement. Par ailleurs, il réitère qu'il n'y a toujours pas eu d'analyse d'impact et qu'il est donc impossible de prévoir les coûts d'un tel rejet dans le fleuve. 

Selon M. Ferrandez, la demande de compensation devrait être acheminée au gouvernement fédéral par la métropole afin de déterminer un montant qui dédommagerait les villes situées en aval. « Tous les déversements au pays devraient dorénavant être assujettis à des mesures de compensation », enchérit-il. 

Luc Ferrandez estime qu'Ottawa profite de la situation afin de faire des gains électoraux. Il demande au fédéral de faire preuve de sérieux en agissant rapidement dans ce dossier. « Si le ministère de l'Environnement n'emboîte pas le pas assez vite, c'est la Ville qui devrait offrir une compensation pour le déversement », rétorque M. Ferrandez. 

Entouré de son porte-parole en matière d'environnement, Sylvain Ouellet, et de Pierre Dumont, biologiste retraité, M. Ferrandez a aussi laissé entendre qu'il n'est pas convaincu de la nécessité ou l'urgence de fermer le collecteur. L'administration Coderre a pourtant réitéré la nécessité immédiate de procéder à la purge du collecteur qui doit déverser 8 milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve.

Le biologiste Pierre Dumont a précisé qu'il y avait déjà des signaux d'alarme importants sur le fleuve. Le lac St-Pierre, situé en aval de Montréal, agit à titre d'agent de rétention pour les déchets produits en amont. Or, il est à pleine capacité. 

Le biologiste stipule que même s'il y a dilution, les eaux usées vont tout de même s'accumuler et seront nécessairement néfastes pour la faune et la flore. « On observe déjà de graves problèmes chez les poissons près des rejets d'eaux usées », note le spécialiste en environnement aquatique.

Sylvain Ouellet, porte-parole en matière d'environnement à Projet Montréal, a souligné que la Ville de Montréal n'avait toujours pas fourni de carte détaillée du déversement qui devrait avoir lieu à la mi-octobre. « Ce qui est inquiétant, c'est que la Ville n'a pas trouvé de solution pour les prochains collecteurs d'égouts qui devront inévitablement être remplacé. », redoute M. Ouellet. 

Rappelons que le gouvernement fédéral n'a toujours pas donné son accord au déversement prévu par la Ville.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer