Autoroute 30: quatre ans pour reconstruire 10 km

De mystérieuses bosses sont apparues dans la chaussée... (PHOTO CAPTURE D'ÉCRAN D'UNE VIDÉO)

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De mystérieuses bosses sont apparues dans la chaussée de l'A30 dimanche dernier, forçant une fermeture partielle de l'autoroute.

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Bruno Bisson
La Presse

Les usagers de l'autoroute 30 pourraient fort bien devoir composer avec de nouveaux soulèvements de la chaussée au cours des quatre prochaines années, soit le temps qu'il faudra au ministère des Transports du Québec (MTQ) pour reconstruire un tronçon de 10 kilomètres entre Sorel-Tracy et Contrecoeur, dans l'est de la Montérégie.

Les travaux de reconstruction seront lancés bientôt. Selon un porte-parole du MTQ, Benoît Lachance, ce chantier n'a pas été devancé en raison de l'apparition des mystérieuses «bosses» dans la chaussée de l'A30 qui ont entraîné une fermeture partielle de l'autoroute pour des raisons de sécurité, dimanche dernier. Le hasard a voulu que l'appel d'offres, déjà prévu, soit lancé le lendemain.

Selon M. Lachance, les premiers travaux de reconstruction de la chaussée seront réalisés cette année en direction ouest, entre les kilomètres 133 et 137, du côté de Sorel-Tracy. En 2016, les travaux se poursuivront sur le même tronçon de quatre kilomètres, cette fois en direction est.

L'échéancier détaillé de la reconstruction des kilomètres 127 à 133, prévue pour 2017 et 2018, n'a pas encore été établi.

Presque deux jours de fermeture

La circulation normale a été rétablie hier, après presque deux jours de fermeture complète de l'autoroute 30 en direction est, entre les kilomètres 126 et 137. La fermeture a été provoquée par la découverte d'un soulèvement de la chaussée, survenu dimanche, près de Saint-Roch-sur-Richelieu.

Un chemin de détour a dû être aménagé sur plus de 10 kilomètres sur les réseaux routiers locaux pour contourner la chaussée déformée, qui semblait avoir été soulevée sous une forte pression provenant du sol.

Une telle déformation, selon M. Lachance, n'est pas exceptionnelle dans ce segment d'autoroute, construit dans les années 70, et pourrait encore se reproduire durant l'été, par temps chaud, en raison des propriétés des matériaux utilisés à l'époque pour construire les voies de circulation.

«L'autoroute 30 est dotée d'une chaussée mixte de béton et d'asphalte, constituée à partir de dalles de béton qui font plus de six mètres de long, explique M. Lachance. On n'utilise plus aujourd'hui que des dalles de 4,5 à 5,5 mètres pour ces chaussées, parce que nous avons constaté avec le temps que le béton a tendance à prendre plus d'expansion sur une dalle longue, lorsqu'il fait très chaud, en été.»

L'absence de tiges d'acier pour relier les dalles de béton est aussi en partie responsable de ce phénomène, qui ne se produit que par temps très chaud, comme c'était le cas dimanche dernier.

M. Lachance a indiqué que le MTQ était intervenu à maintes reprises pour reconstruire des joints de dalle, appliquer des couches de correction sur l'asphalte de l'A30, au cours des dernières années, pour prolonger la vie utile de l'autoroute, qui doit maintenant subir une cure de rajeunissement plus radicale.

Le projet de reconstruire cette portion de l'autoroute 30, entre les kilomètres 127 et 137, faisait partie des multiples chantiers totalisant 555 millions annoncés au printemps dernier par le MTQ dans sa programmation des travaux routiers de la Montérégie en 2015 et 2016.

Le coût des travaux pour les deux premières années du chantier était sommairement établi entre 10 et 25 millions.

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