Laval: le BIEL a reçu 85 signalements depuis sa mise en place

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Le chef de la police de Laval, Pierre Brochet.

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Les promoteurs immobiliers, constructeurs d'infrastructures, firmes de génie et autres professionnels qui brassent des affaires avec la Ville de Laval seront dorénavant suivis à la trace, prévient le chef de police de Laval.

«On va développer du renseignement contractuel. On va connaître les fournisseurs de la Ville, on va les comprendre et les surveiller», affirme Pierre Brochet, directeur du Service de police de Laval.

Brochet rendait public hier le bilan de la première année d'activités du Bureau d'intégrité et d'éthique de Laval (BIEL). Au cours des prochains mois, le BIEL entend intensifier ses efforts dans le suivi du processus d'octroi de contrats. L'équipe chargée de ce type d'analyse sera augmentée.

«Ce que nous voulons faire, c'est faire de la prévention en essayant de cerner les façons de faire qui peuvent mener à des actes répréhensibles, donc les magouilles», explique M. Brochet.

Il y a un an, le nouveau maire de Laval, Marc Demers, voulait insuffler une nouvelle culture à l'hôtel de ville en créant le BIEL. À l'origine, la responsabilité de cette structure devait incomber à la direction générale de la Ville, le Service de police de Laval étant quant à lui chargé de l'analyse des signalements reçus. Finalement, c'est la police qui a hérité du BIEL dans son entièreté, avec un budget d'un million par année.

Pour l'année 2014 et le premier trimestre de 2015, le BIEL a reçu 85 signalements, dont la moitié (43) de nature policière. De ce nombre, 11 dossiers ont été remis entre les mains de l'Unité permanente anticorruption (UPAC). L'autre portion des informations transmises relève de dossiers administratifs, notamment des allégations de vols, de fraude et d'intimidation. On souligne d'ailleurs que deux dossiers ont conduit à l'arrestation de 15 personnes en lien avec des fournisseurs de la Ville, à l'annulation de deux contrats de travaux de neige ainsi que d'un appel d'offres.

«Il y avait un véritable besoin, notamment au sein même de la Ville, souligne le chef de police, des signalements nous viennent de l'interne».

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