Les vérificateurs généraux veulent plus de moyens

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La vérificatrice générale de Laval, Michèle Galipeau a souligné de «graves lacunes» dans l'attribution des contrats marquée par une intervention politique et exposant la Ville à une mauvaise gestion.

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Le «constat alarmant» de la perte de contrôle de la Ville de Laval dans ses projets d'infrastructures milite en faveur d'une augmentation de budget pour suivre à la trace les faits et gestes de l'administration municipale, soutient la vérificatrice générale de Laval.

En présentant hier un rapport accablant, Michèle Galipeau a plaidé en faveur d'un changement législatif pour donner plus de ressources à la fonction de vérificateur général, qui existe depuis 2002. «C'est un outil formidable. [...] On peut s'en servir pour s'assurer de l'intégrité» de la municipalité, a dit Mme Galipeau.

Son collègue de la Ville de Québec, François Gagnon, qui préside l'Association des vérificateurs généraux municipaux, abonde dans ce sens. «Les vérificateurs généraux peuvent faire partie de la solution en autant qu'ils ont les budgets», a-t-il affirmé.

Ce dernier a rencontré, en juin dernier, le cabinet du ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. Au nom des vérificateurs généraux des 10 villes de plus de 100 000 habitants qu'il représente, M. Gagnon a réclamé une révision des articles de la Loi sur les cités et villes concernant leurs fonctions.

Plus d'indépendance

L'Association veut notamment plus d'indépendance pour ses membres. «Certains vérificateurs sont assujettis à la volonté des élus. On ne peut pas dépendre de ceux qu'on doit auditer», a précisé François Gagnon. L'Association souhaite également que soit établi «un plancher budgétaire» alors que les ressources sont établies en proportion du budget de fonctionnement de la municipalité. Cela peut créer des problèmes, selon M. Gagnon qui donne l'exemple de Lévis où le travail de vérification est limité par un budget annuel de quelque 300 000$.

Au cabinet du ministre Gaudreault, on soulignait hier que «la demande de l'Association est en traitement». 

«On est à l'écoute, mais pour ce qui est des actions à prendre, rien n'est arrêté», a indiqué l'attaché de presse du ministre, Yann Langlais-Plante.

Le cas de Laval

À Laval, Michèle Galipeau a soutenu que des ressources accrues, combinées à une indépendance à toute épreuve, peuvent être le rempart contre la mauvaise gestion. Pour 2012, la vérificatrice générale a concentré son travail sur la gestion des projets et des extras, et la réfection des chaussées, égouts et conduites d'eau.

Dans son rapport, elle souligne de «graves lacunes» dans l'attribution des contrats marquée par une intervention politique et exposant la Ville à une mauvaise gestion. «Les firmes avaient le contrôle. Je trouve ça alarmant», a-t-elle commenté.

Mme Galipeau a toutefois refusé de se prononcer sur la capacité actuelle de la Ville à attribuer des contrats dans le secteur des infrastructures. «Avant de donner un contrat, il y aura des travaux à faire. [...] En ce moment, les mesures [de contrôle] n'ont pas été mises en place», a-t-elle constaté.

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