Manifestation pour les logements sociaux à Québec

Le FRAPRU réclame la poursuite des subventions fédérales à... (Photo FRAPRU)

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Le FRAPRU réclame la poursuite des subventions fédérales à 127 000 logements sociaux existants. Accordées depuis des décennies par Ottawa, ces subventions doivent se terminer graduellement en 2014 et 2015.

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(QUÉBEC) Les partisans du logement social des quatre coins du Québec se sont donné rendez-vous dans la capitale, samedi. Ils réclament le maintien des programmes de subventions fédéraux aux logements sociaux signés dans les années 80 entre les deux ordres de gouvernement.

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) est parvenu à réunir 850 personnes - 500 selon des sources policières - d'un peu partout dans la province, au jardin de Saint-Roch, dans la basse ville de Québec.

Selon le FRAPRU, les subventions du fédéral, qui arriveront progressivement à échéance en 2014 et en 2015, profitent directement ou indirectement à 127 000 logements sociaux au Québec, dont 15 000 dans la capitale.

«Pour 40 000 d'entre eux, il y aura des effets directs», a affirmé François Saillant, coordonnateur du FRAPRU.

Les subventions servent essentiellement à soutenir les budgets de fonctionnement d'organismes de logement à but non lucratif. Elles servent aussi aux coopératives d'habitation, aux HLM et peuvent offrir une aide financière aux personnes à faible revenu.

Le FRAPRU est d'autant plus en colère contre le fédéral, puisque la Société d'hypothèques et de logement du Canada (SCHL) a dégagé des profits de 1,72 milliard de dollars en 2012, alors qu'elle a dépensé 1,7 milliard pour soutenir les logements sociaux.

Pour certains locataires, le prix du loyer augmentera de 100, de 200, voire de 300 $ par mois dès la fin des subventions, a ajouté François Saillant. Certains citoyens bénéficient en effet d'un coût du loyer maximisé à 25 % de son salaire, en vertu des programmes qui disparaîtront. «C'est l'accessibilité au logement à prix à abordable qui en souffrira», a souligné M. Saillant.

Le FRAPRU a demandé des rencontres avec des représentants de la SCHL et la ministre Diane Finley, responsable de la SCHL. «C'est une fin de non-recevoir», s'est désolé M. Saillant, qui espère l'appui du gouvernement provincial et de l'opposition à Ottawa. Le député néo-démocrate Raymond Côté était d'ailleurs sur place.

Gaudreault à Ottawa

Le ministre provincial des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Sylvain Gaudreault, se rendra à Ottawa le 23 mai pour rencontrer Diane Finley, a-t-il confirmé samedi au Soleil.

M. Gaudreault espère convaincre Mme Finley de renouveler les programmes qui étaient vigueur depuis des décennies. «Moi, je suis prêt à prendre [les programmes] sous mon aile s'il y a versement des sommes», a-t-il martelé.

Le ministre n'affichait toutefois pas la même confiance qu'en avril pour en arriver à une entente. «Quand on parle d'habitation, on parle d'un besoin fondamental. Alors, qu'on soit conservateur, qu'on soit libéral ou qu'on soit souverainiste, je pense que tout le monde convient de ça», avait-il déclaré en marge du Congrès des offices d'habitation du Québec.

M. Gaudreault a tenu un tout autre discours. «À date, je ne peux pas dire que j'ai senti une ouverture», a-t-il affirmé.




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