Volte-face onéreuse au ministère de l'Éducation

La ministre de l'Éducation Michelle Courchesne... (Photo: La Presse Canadienne)

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La ministre de l'Éducation Michelle Courchesne

Photo: La Presse Canadienne

Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Le contrat de travail d'un haut fonctionnaire, employé du ministère de l'Éducation depuis deux ans, a été renouvelé, puis annulé sept mois plus tard... avec à la clé une prime de départ de presque sept mois de salaire.

Gilles Charland, sous-ministre adjoint d'avril 2009 à février 2012, a ainsi touché 91 253$, soit 6,44 mois de salaire.

Marie Claire Ouellet, secrétaire aux communications gouvernementales, a défendu la volte-face du ministère. Selon elle, la sous-ministre Louise Pagé, supérieure immédiate de M. Charland, «a décidé de procéder à une réorganisation de son équipe sous-ministérielle». «Il arrive que des responsables changent et aient une vision différente», a expliqué Mme Ouellet.

Louise Pagé était en poste depuis trois mois lors du renouvellement du contrat de Gilles Charland, en mars 2011. Après l'annonce de la résiliation de son contrat par le Conseil des ministres, début novembre 2011, M. Charland a toutefois continué à travailler pendant trois mois.

La prime de séparation était dictée par les politiques ministérielles, a ajouté Mme Ouellet.

Il s'agit du seul haut fonctionnaire mis à pied en 2011-2012.

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