La création d'Israël a été une injustice, selon Amir Khadir

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Le député de Québec solidaire, Amir Khadir

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
QUÉBEC

La création d'Israël a été une «grande injustice» et une «catastrophe», selon le député Amir Khadir de Québec solidaire.

C'est ce qu'il a affirmé dans une vidéo publiée dans Facebook pour le 70e anniversaire de l'indépendance de l'État hébreu, que les Palestiniens commémorent pour leur part comme étant leur exode, la «nakba» - ce qui signifie désastre ou catastrophe en arabe.

«Cela fait soixante ans (sic) qu'une grande injustice accable le peuple palestinien, c'est-à-dire une catastrophe pour toute une nation qui s'est vue dépossédée de ses territoires, dépossédée de son avenir et aujourd'hui confrontée à la violence que l'on sait», a-t-il déclaré.

Le député fait référence au sort des Palestiniens et évoque notamment les affrontements meurtriers qui ont eu cours dans la bande de Gaza depuis plusieurs jours.

Lundi, pendant qu'Israël célébrait son indépendance acquise en 1948 et le transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, des manifestations organisées par le Hamas pour mettre fin au blocus du territoire ont été réprimées par Tsahal, l'armée israélienne, avec un bilan de 59 morts et 2700 blessés.

«Il est normal que ça mette autant de gens en colère en Palestine, mais aussi partout dans le monde», a commenté M. Khadir.

Le député de Mercier ajoute que «devant cette injustice, les parlementaires (de l'Assemblée nationale) ne sont pas restés indifférents à la demande» de Québec solidaire, qui a fait adopter mardi une motion soutenant «toute action fondée sur des négociations bilatérales pour trouver une solution viable au conflit israélo-palestinien».

Le texte «réaffirme le soutien indéfectible du Québec à une solution négociée entre les deux parties qui incarne à la fois le droit des Palestiniens à l'autodétermination et à la création d'un État viable et la nécessité pour Israël de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues».

M. Khadir laisse entendre qu'il aurait aimé que la motion aille plus loin pour condamner les gestes posés par l'armée israélienne. Cependant, il a indiqué que pour obtenir l'unanimité de tous les élus de la Chambre, il a plutôt mis l'accent sur la Journée internationale du vivre-ensemble dans la paix, qui était le mercredi 16 mai.

Le député QS en a profité pour condamner la ministre des Affaires étrangères canadienne, Chrystia Freeland, qui «a joint sa voix aux faucons qui appuient les pires exactions de l'État israélien» et il espère qu'elle aura «compris le message du Parlement québécois».

La CAQ réagit

La Coalition avenir Québec (CAQ) a réagi au message de M. Khadir. Le porte-parole en matière de relations internationales, le député Benoit Charette, a dit regretter que le message de son collègue de QS «présente la création d'Israël comme une injustice et une catastrophe». Ce sont là des «propos condamnables», a écrit le député de Deux-Montagnes dans un message Twitter.

De même, il affirme être en désaccord sur le sens de la motion adoptée par la Chambre. «Le premier facteur qui pourra garantir la paix dans ce coin du monde qui en a plus que besoin est une reconnaissance sans équivoque du droit d'exister d'Israël par tous ses voisins», a-t-il conclu.

«Pas une catastrophe»

Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes a déploré les propos du député de Québec solidaire. En entrevue avec La Presse canadienne mercredi en fin d'après-midi, son porte-parole, David Ouellette, a affirmé que la fondation de l'État d'Israël n'a «pas été une catastrophe» pour les Palestiniens.

«La véritable catastrophe, c'est le refus obstiné des dirigeants palestiniens d'accepter de vivre en paix et en sécurité dans leur propre État au côté d'Israël», a-t-il dit.

M. Ouellette a indiqué qu'on ne peut rester impassible devant les pertes de vie, mais que son organisme est «déçu» qu'on ne blâme pas le Hamas, qui est «le responsable de ces émeutes violentes qu'il a orchestrées», et qu'on ne condamne pas «son utilisation cynique des populations civiles palestiniennes».




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