Québec annonce d'autres fonds pour les femmes victimes de violence

Hélène David, ministre responsable de la Condition féminine et... (PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Hélène David, ministre responsable de la Condition féminine et Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, lors de la conférence de presse ce matin.

PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE

Le gouvernement du Québec a annoncé ce matin que 20 millions de dollars seraient ajoutés pour soutenir les femmes victimes de violence.

Cette aide répartie sur trois ans inclut cependant une somme de 13 millions qui avait déjà été annoncée en décembre dernier.

Les sommes annoncées par les ministres Lucie Charlebois (Réadaptation, Protection de la jeunesse, Santé publique et aux Saines habitudes de vie) et Hélène David (Enseignement supérieur et Condition féminine) servent à « accompagner et soutenir les femmes victimes de violences à caractère sexuel ou conjugales ».

La nouvelle est bien accueillie par le milieu, mais les sommes annoncées par Québec sont loin de répondre à tous les besoins. « Nous sommes très contentes, c'est une bonne nouvelle », signale Sylvie Langlais, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. Mais ce n'est pas de l'argent récurrent. Pour ça, il faudra attendre de voir le plan d'action [annoncé par Québec]. On espère qu'il y aura d'autres mesures. »

Questionnée à savoir si les sommes annoncées aujourd'hui ne représentaient qu'une goutte d'eau dans l'océan, Mme Langlais a préféré parler d'un « autre jalon » qui s'ajoutait pour aider les femmes. Elle a néanmoins souligné que le Regroupement recevait moins d'argent aujourd'hui qu'en 2004, si on tenait compte de l'inflation. Et que les besoins, eux, ne cessaient d'augmenter.

Dans un reportage publié ce matin dans Le Devoir, les maisons d'hébergement situées en région pour les femmes victimes de violence conjugales se disent au bord de l'épuisement. Elles demandent notamment au gouvernement du Québec de leur accorder les ressources nécessaires pour couvrir un vaste territoire.

Sylvie Langlais a rappelé que les réalités sont en effet fort différentes entre les grands centres et les régions. Si, à Montréal, on doit tenir de plus en plus compte de l'immigration, en région, la distance est souvent un enjeu de taille. Ça peut prendre plusieurs heures juste pour accompagner une personne qui va consulter une ressource située à des centaines de kilomètres de distance.

En conférence de presse, les ministres David et Charlebois ont affirmé que le gouvernement allait aussi tenir compte des réalités régionales. La ministre Hélène David dit être à l'écoute du milieu et que cette annonce n'est qu'un jalon, une étape, et que d'autres sommes d'argent seront éventuellement débloquées à Québec.

« 85 % des victimes sont des femmes et elles ont d'abord besoin qu'on les croie », a signalé Mélanie Thivierge, présidente du Y des femmes, où se tenait la conférence de presse gouvernementale. Il y a les blessures physiques, mais il y a aussi les blessures psychologiques qui détruisent des vies, plusieurs vies », a-t-elle ajouté.

Cette annonce survient au moment où Québec vient d'entreprendre une tournée de consultation pour préparer le prochain plan d'action en matière de violence conjugale. La première journée de consultation s'est tenue hier, à Gatineau.




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