«Congestion monstre» en vue à cause des ingénieurs de l'État, selon Québec

«Si le syndicat refusait une dernière fois notre... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

Agrandir

«Si le syndicat refusait une dernière fois notre demande, ça voudra dire que, dès jeudi, des dizaines de milliers de citoyens vivront un trafic important, un trafic monstre dans la région de Québec et de Lévis, a affirmé André Fortin. Dès la semaine prochaine, la même situation se reproduira sur plusieurs artères majeures à Montréal.»

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Des dizaines de milliers d'automobilistes subiront dès cette semaine une «congestion monstre», conséquence des moyens de pression des ingénieurs de l'État, a prévenu mardi le ministre des Transports, André Fortin.

Le gouvernement Couillard a confirmé qu'il procèdera à des inspections pour vérifier l'état de 22 structures de la capitale et de Montréal d'ici la mi-décembre. En raison de la grève des heures supplémentaires menée par l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), ces travaux devront se dérouler de jour plutôt que de nuit.

Québec presse le syndicat de surseoir à ses moyens de pression afin d'éviter que les travaux perturbent la circulation. Il s'est adressé au Tribunal administratif du travail (TAT) pour que les inspections de nuit soient déclarées un service essentiel, cette requête a été rejetée.

Le ministre Fortin prévient qu'il n'est pas question de repousser à l'année prochaine les inspections à plus tard.

«Si le syndicat refusait une dernière fois notre demande, ça voudra dire que, dès jeudi, des dizaines de milliers de citoyens vivront un trafic important, un trafic monstre dans la région de Québec et de Lévis, a-t-il affirmé. Dès la semaine prochaine, la même situation se reproduira sur plusieurs artères majeures à Montréal.»

Dans sa décision, rendue lundi, le TAT s'est montré fort critique du gouvernement. La juge administrative Myriam Bédard a fait valoir que, si elles avaient un caractère urgent, les inspections auraient dû être menées en priorité cet été, alors que l'APIGQ ne déployait aucun moyen de pression. Elle notait également, citant un expert du ministère des Transports, qu'un délai de quelques mois «n'est pas significatif».

Le ministre Fortin a d'ailleurs confirmé n'avoir aucune raison de penser que les structures à inspecter présentent des risques pour la population.

«Selon toutes les données qu'on possède, les structures sont sécuritaires en ce moment», a-t-il dit.

Le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, a rappelé que Québec a présenté une offre finale aux syndiqués en juin et que des «aménagements» sont toujours possibles. Il a toutefois prévenu que les demandes syndicales actuelles excèdent la capacité de payer du gouvernement.

Bien qu'il n'ait pas formellement brandi la menace d'une loi spéciale, M. Arcand a clairement laissé entrevoir cette possibilité.

Interrogé à savoir si sa patience a atteint ses limites, il a répondu: «On n'est pas loin.»

«Relations publiques», dénonce le syndicat

L'APIGQ dit avoir offert au gouvernement de mener des inspections partielles des structures la nuit pour en attester la sécurité sans perturber la circulation automobile. Or, cette proposition a été rejetée par Québec, déplore le président du syndicat, Marc-André Martin.

Selon le chef syndical, le gouvernement Couillard se livre avant tout à un exercice de «relations publiques». 

«C'est uniquement pour nous faire mal paraître et se trouver un prétexte pour possiblement passer une loi spéciale», a-t-il dénoncé.

Les négociateurs syndicaux et patronaux se rencontreront mercredi pour faire le point sur les offres patronales.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer